Eurogroupe

Gramegna «a les qualités» pour présider l’Euro

29 Novembre 2017 Par François Aulner
Pierre Gramegna et Jean-Claude Juncker
Président de l’Eurogroupe durant 8 ans, Jean-Claude Juncker connaît les contraintes de cette fonction mais juge Pierre Gramegna apte à relever le défi. (Photo: Commission européenne/archives)

Les candidats à la présidence de l’Eurogroupe peuvent remettre leur dossier jusqu’à jeudi midi. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, rappelle les contraintes du job, mais estime que Pierre Gramegna «a les qualités pour le faire».

Tandis que le délai pour les candidatures est fixé à jeudi midi et que les ministres des Finances européens doivent prendre une décision lundi prochain, le ministre des Finances luxembourgeois, Pierre Gramegna, indiquait ce mardi à nos confrères du Tageblatt: «Je répondrai demain».

Selon des observateurs, le ministre des Finances luxembourgeois n’aurait pas les meilleures cartes pour être choisi, étant donné que le Luxembourg occupe déjà l’un des postes les plus importants de l’UE avec le président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

Le 14 novembre, Paperjam interrogeait d’ailleurs Jean-Claude Juncker au sujet des chances de Pierre Gramegna. Le président de la Commission européenne, lui-même président de l’Eurogroupe de 2005 à 2013, répondait d’abord que «c’est une affaire des gouvernements. La Commission n’a pas à se mêler de cette affaire», poursuivait-il en évoquant les exigences de la tâche.

Contraintes et critiques

«La présidence de l’Eurogroupe est une contrainte de tous les jours, parce qu’il faut parler aux autres ministres des Finances, aux parlements nationaux, aux partenaires sociaux européens et nationaux, aux opposants nationaux, au Comité économique et social, à la Banque centrale européenne et aux banques centrales nationales… C’est du vrai travail qui vous prend trois jours par semaine».

Des contraintes «trop souvent» assorties de critiques, comme celle de négliger son propre pays: «Je me souviens d’un jour lorsque j’étais en déplacement en Grèce, l’actuel Premier ministre (Xavier Bettel, ndlr) demandait au parlement luxembourgeois d’exiger mon retour immédiat.»

Pour conclure, Jean-Claude Juncker a néanmoins déclaré: «Je crois […] que Pierre Gramegna a les qualités pour le faire».