Départ

Gilles Rod retourne au social, pas à la politique

03 Août 2018 Par France Clarinval (avec Audrey Somnard)
Gilles Rod n’a pas de regrets et aucune rancune envers l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte. (Photo: Maison moderne / archives)

Après l’annonce du départ du directeur de l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte, l’intéressé retournera travailler dans le domaine social.

Ce sont des divergences de vues quant à l’organisation du travail et la gouvernance de l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte qui ont poussé Gilles Rod, directeur depuis 10 mois, et Pierre Bley, président du conseil d’administration, à se mettre d’accord sur une séparation, selon les informations du Land diffusées ce vendredi.

«Comme dans les couples, il vaut mieux arrêter avant que les discussions deviennent trop problématiques», évoque Gilles Rod auprès de Paperjam. Pour lui, c’est «tout simplement une erreur de casting: ils sont venus me chercher, mais je n’étais pas à ma place».

«Des discussions étaient en cours depuis quelque temps quant à l’éventualité de son départ», a indiqué Pierre Bley à Paperjam. D’accord sur le fait qu’ils ne sont pas d’accord, donc.

Le désormais ancien directeur n’est «pas amer» et n’a «pas de regrets», il continue d’ailleurs à considérer que l’Œuvre «est un organisme légitime et important». Pour prendre ses fonctions à l’Œuvre, il avait quitté la direction du Comité national de défense sociale (CNDS) et a clairement l’intention de «retourner dans le secteur social», exprime-t-il, sans avoir encore une nouvelle place.

Il avait aussi remis son mandat de conseiller communal (Déi Gréng) à la Ville de Luxembourg jugeant que son poste n’était pas compatible avec un travail politique. S’il reste membre du parti, il n’envisage cependant «pas pour l’instant» de reprendre des fonctions électives.

Aucune procédure n’est lancée pour l’instant pour trouver un nouveau directeur pour l’Œuvre, le conseil d’administration, qui aura lieu au cours de la troisième semaine de septembre, se penchera sur la question. Gilles Rod était le premier directeur de l’institution qui s’était passé de ce poste jusque-là.