Revue de presse

Frank Engel tacle la Hongrie d’Orbán

16 Avril 2018 Par Audrey Somnard
Frank Engel
Frank Engel est revenu longuement dans Le Quotidien sur la place des parlementaires hongrois d’Orbán au sein du PPE.  (Photo: Christian Aschman / archives)

Dans l’interview présente ce lundi dans les colonnes du Quotidien, le député CSV Frank Engel revient longuement sur la place du parti hongrois d’Orbán, Fidesz, au sein du PPE au Parlement européen.

Le président du PPE qui adresse ses félicitations à Viktor Orbán pour sa victoire aux dernières élections hongroises, ça ne passe pas pour Frank Engel. Ce dernier, qui s’exprime longuement sur cette affaire dans Le Quotidien de lundi, déclare: «Je souhaiterais que Fidesz soit exclu du PPE et je le souhaite depuis longtemps (...) Il n’est question que de la haine de l’autre, et un tel parti n’a pas sa place au PPE.»

Si le PPE dans son ensemble n’a pas encore protesté officiellement contre la présence du Fidesz, «Frank Engel, dans son attitude critique marquée à l’égard du Fidesz, n’est pas aussi seul qu’il en a l’air», explique le député, qui parle donc de lui à la troisième personne dans cet entretien. Et d’en remettre une couche sur la dangerosité du parti d’Orbán: «Les caractéristiques opérationnelles du Fidesz, combinant la mainmise totale du pouvoir sur l’opinion publique via les médias et la martialité du ton, rappellent les pratiques les plus sinistres de la période de l’entre-deux-guerres.»

Il ne faut pas imaginer un mouvement En Marche! européen.

Frank Engel, député CSV

Pour le député CSV, les difficultés du PPE vont s’accompagner de l’arrivée probable de députés européens français En Marche! qui n’ont pas encore de famille politique européenne. Pour Frank Engel, «il ne faut pas imaginer un mouvement En Marche! européen», contrairement à ce qu’Étienne Schneider avait laissé entendre dans les colonnes de Paperjam.

Concernant la politique intérieure, l’expression utilisée par Pierre Gramegna et Xavier Bettel, «level playing field», a fait rire le député, qui note cependant «qu’il y a du vrai là-dedans». D’autant plus vrai qu’un certain Luc Frieden utilisait également déjà cette expression en son temps...