Nouvelles technologies

Firis lance une levée de fonds de 4 millions d’euros

11 Juillet 2018 Par Ioanna Schimizzi
Nicolas Schmit, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, a notamment expérimenté la réalité virtuelle de Firis.
Nicolas Schmit, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, a notamment expérimenté la réalité virtuelle de Firis. (Photo: Chambre de commerce de Luxembourg)

La start-up Firis vient de déménager ses locaux à la House of Start-ups. Spécialisée notamment dans la réalité virtuelle, elle a lancé une levée de fonds de quatre millions d’euros qui doit être bouclée d’ici la fin de l’année.

Installée depuis quelques jours à la House of Start-ups (Host), la start-up Firis, créée en septembre 2015, est sur tous les fronts.

«Nous sommes au départ un bureau d’études spécialisé en électronique et informatique embarquée, et cela reste notre cœur de métier. Nous sommes capables de travailler dans n’importe quel domaine», explique son CEO Nicolas Vandamme.

Un programme en cours de finalisation avec HTC

Actuellement, la start-up luxembourgeoise, qui occupait auparavant des locaux à Ellange, est présente sur deux départements d’activité. «Nous évoluons sur la technologie de la réalité virtuelle, avec notamment de la formation proposée aux entreprises dans trois secteurs différents: la santé, l’industrie lourde et la manufacture, et la logistique.»

Un partenariat a été mis en place dans ce cadre avec la société parisienne Infiniverse, qui est un studio de création et de développement spécialisé dans les technologies de réalité virtuelle et augmentée.

Des recrutements à venir

«Pour poursuivre notre développement dans ce domaine, qui ne cesse d’évoluer, nous participons à un programme mondial d’appel à projets organisé par HTC. Notre dossier a été prévalidé, ce qui signifie que nous avons passé la première étape. Si nous sommes sélectionnés parmi les autres start-up, cela pourrait représenter une levée de fonds de trois à quatre millions d’euros, et surtout, HTC pourrait ainsi accéder au marché luxembourgeois. Cette levée de fonds entraînerait l’embauche de quatre personnes», précise Nicolas Vandamme.

HTC n’a pas communiqué sur le nombre de dossiers prévalidés ni sur le nombre final de start-up qui verront le groupe taïwanais intégrer leur capital.

Développements dans le domaine du «worker safety»

La start-up luxembourgeoise, qui possède actuellement un effectif de trois salariés permanents, a également lancé sa propre levée de fonds il y a trois mois. «Elle est d’un montant de quatre millions d’euros, nous la réalisons via l’OCBI (Optima Consulting Business Investment), un organisme qui regroupe des capitaux-risqueurs dans toute l’Europe. Nous devrions la boucler d’ici la fin de l’année. Cela nous permettrait également de recruter quatre technico-commerciaux.»

«Un écosystème idéal»

Cette deuxième levée de fonds cible le projet iDati, que Firis développe notamment en partenariat avec l’Institut Jean Lamour, mais également la start-up liégeoise BorderSystem, qui développe des nouvelles technologies dans le domaine de la sécurité. «iDati est un projet qui évolue dans le domaine du ‘worker safety’», précise François Scherer, business developer et co-associé de Firis.

«Cela concerne la sécurité du travailleur et le travailleur connecté. Nous pouvons par exemple placer des capteurs, délimiter une zone, etc. Nos deux activités principales sont ainsi complémentaires, et une entreprise intéressée par la formation peut l’être également par iDati», appuie Nicolas Vandamme. iDati pourrait être lancé sur le marché à échéance de six mois.

Roland Haber comme mentor

Dorénavant installée à la Host, Firis peut «désormais bénéficier d’un écosystème idéal pour notre développement, entourée de partenaires potentiels», poursuit Nicolas Vandamme.

«Nous avons également bénéficié durant 18 mois du programme Business Mentoring», créé par la Chambre de commerce du Luxembourg, en partenariat avec Nyuko. «Notre mentor était Roland Haber. Ce mentorat nous a permis de pivoter et de recentrer nos activités sur la formation et le ‘worker safety’.»

Mais la start-up luxembourgeoise n’exclut pas de se tourner vers d’autres technologies. «Nous sommes actuellement présents sur la réalité virtuelle, mais selon les opportunités et les partenariats qui s’offriront à nous, nous pourrons tout à fait évoluer dans l’intelligence artificielle ou l’intelligence des objets», confirme Nicolas Vandamme.