Je ne suis pas réfugié, je suis…

Firas, tailleur de pierre, 1976, Alep, Syrie

12 Janvier 2017 Par Paperjam.lu
Firas
Après avoir quitté la Syrie, Firas et sa famille se sont installés en Jordanie, avant de rejoindre le Luxembourg. (Photo: Mike Zenari)

Paperjam et Maison Moderne s’associent à l’initiative citoyenne «iamnotarefugee.lu» de Frédérique Buck, Sven Becker et Mike Zenari en présentant des portraits de réfugiés arrivés au Luxembourg et qui ont tant à nous raconter. Voici le récit de Firas, tailleur de pierre.

Je suis arrivé au Luxembourg en octobre 2015. Ma famille et moi avons quitté la Syrie le 12 décembre 2012.

J’ai perdu mon frère et des amis dans cette guerre. Ils sont morts dans des conditions atroces. Je ne pouvais pas faire courir ce risque à ma famille plus longtemps. Nous nous sommes installés en Jordanie. Nous pensions que cela serait une solution transitoire et que nous pourrions retourner en Syrie rapidement. Malheureusement, la guerre n’a fait qu’empirer.

Environ 1,4 million de Syriens vivent en Jordanie aujourd’hui. La vie y est rude pour les réfugiés syriens. Travailler par exemple y est lié à un permis de travail. Nous survivions. J’ai donc pris la décision de rejoindre l’Europe. Ma mère, mon épouse Seba et mes trois enfants Hosni, Mohamed et Ferial sont encore à Amman, en Jordanie. J’ai loué une chambre au sous-sol pour eux. Je leur envoie de l’argent quand je peux. Vivre séparé d’eux est un supplice. Ma demande de regroupement familial vient tout juste d’être accordée par le gouvernement luxembourgeois. D’ici un mois ou deux je les accueillerai ici au Luxembourg. 

Je suis tailleur de pierre et j’espère trouver un travail dans ce domaine rapidement. 

Retrouvez l’intégralité du témoignage de Firas en anglais sur iamnotarefugee.lu.

Entrez en contact avec Firas via [email protected].

La campagne iamnotarefugee.lu est cofinancée par l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte (appel à projets Mateneen).