Monnaies virtuelles

Facebook bannit le bitcoin de ses publicités

01 Février 2018 Par Jonas Mercier
Facebook
«Nous voulons que les gens continuent de découvrir et d’apprendre de nouveaux produits et services grâce aux publicités Facebook, sans crainte d’escroqueries ou de tromperies», précise le géant de l’internet. (Photo: Licence C. C.)

Le plus connu des réseaux sociaux a décidé d’interdire sur sa plateforme les contenus publicitaires qui promeuvent les cryptomonnaies et les ICO, à la suite de la multiplication des pratiques promotionnelles trompeuses ou mensongères.

Quelques jours après avoir décidé de réduire les publications postées par les médias au profit des contenus plus personnels de ses utilisateurs, Facebook annonce une nouvelle mesure de contrôle de sa plateforme. La firme américaine a annoncé mardi qu’elle interdisait désormais les publicités liées aux cryptomonnaies et aux ICO, ces levées de fonds virtuelles qui rencontrent un succès grandissant.

«Nous avons mis en place une nouvelle politique qui interdit les publicités faisant la promotion de produits et services financiers souvent associés à des pratiques promotionnelles trompeuses ou mensongères, comme […] les ICO et la cryptomonnaie», précise un communiqué.

Cette mesure sera également appliquée sur les autres sites du groupe que sont Instagram et Audience Network. «Nous voulons que les gens continuent de découvrir et d’apprendre de nouveaux produits et services grâce aux publicités Facebook, sans crainte d’escroqueries ou de tromperies», ajoute le géant de l’internet.

Une ICO bloquée aux États-Unis

L’envolée du bitcoin de ces derniers mois a favorisé la mise en lumière des monnaies virtuelles et, avec elles, les «initial coin offerings» (ICO). Des investisseurs de tout bord ont décidé de miser sur ces devises, jusqu’alors utilisées par des initiés, créant une bulle qui a partiellement éclaté mi-janvier, quand le bitcoin a perdu 16% de sa valeur en 24h.

Mais entre-temps, plusieurs escroqueries ont eu lieu, autant par le biais de plateformes d’échange de monnaies virtuelles que lors d’ICO. En début de semaine, le gendarme boursier américain a d’ailleurs bloqué une de ces levées de fonds virtuelles jugées frauduleuses, alors que début janvier, Bitconnect, une plateforme qui promettait une rente fixe grâce aux cryptomonnaies, fermait ses portes, rappelle Le Figaro.

Le Luxembourg favorable à la régulation

Il n’empêche qu’il est possible d’investir dans le bitcoin en toute sécurité. La semaine dernière, la start-up japonaise Bitflyer obtenait au Luxembourg une licence d’établissement de paiement, devenant la première plateforme d’échange de bitcoins régulée sur les trois principaux marchés mondiaux, le Japon, les États-Unis et l’Europe.

Et alors que plusieurs régulateurs européens se sont montrés réticents face à ce phénomène, le ministre des Finances, Pierre Gramegna, s’est dit à plusieurs reprises ouvert au développement des cryptomonnaies dans un univers régulé.