Mariage sous surveillance

Essilor et Luxottica dans l’œil de Bruxelles

27 Septembre 2017 Par Camille Frati
Luxottica est entre autres propriétaire de la marque de Ray-Ban
La structure luxembourgeoise Delfin détient la majorité des parts de Luxottica, propriétaire, entre autres, de la marque Ray-Ban. (Photo: Flickr)

La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le projet de fusion entre le Français Essilor, numéro un mondial des verres ophtalmiques, et l’Italien Luxottica, géant des montures de lunettes.

Essilor et Luxottica, propriété de la famille Del Vecchio à travers les parts de sa structure luxembourgeoise Delfin, avaient annoncé en janvier dernier leur volonté d’unir leurs destins. Une fusion visant à créer le leader mondial intégré de l’optique, avec un chiffre d’affaires annuel de quelque 16 milliards d’euros et une capitalisation boursière de près de 50 milliards d’euros.

De quoi aiguiser la curiosité et la vigilance de la Commission européenne, dont la DG Concurrence dit «craindre que cette union réduise la concurrence sur le marché des verres de lunetterie».

Décision en février 2018

«La moitié des Européens portent des lunettes, et nous devrons presque tous corriger notre vue un jour ou l’autre», a commenté Margrethe Vestager, commissaire chargée de la concurrence, dans un communiqué.

«Nous devons donc examiner attentivement si le projet de concentration entraînerait une hausse des prix et une diminution du choix pour les opticiens et, in fine, pour les consommateurs.»

La Commission dispose d’un délai de 90 jours ouvrables pour arrêter une décision.