Dans le Land

Des labours aux fermes de serveurs

13 Juillet 2017 Par Paperjam.lu
Land
Le Land a visité la commune de Larochette à trois mois de l’élection d’un nouveau bourgmestre. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land.

Quand, en décembre dernier, le ministre de l’Économie Étienne Schneider (LSAP) tweetait pour la première fois que Google avait un grand projet d’investissement au Luxembourg, c’était difficile d’y croire. Ils ne pourraient quand même pas mettre une armoire de serveur à côté de chaque vache dans l’Oesling, non? L’histoire de la recherche d’un terrain pour Google est le résumé du grand challenge luxembourgeois: comment allier grandes ambitions de croissance économique avec un territoire national assez limité. Entre ces contraintes, quelle place reste-t-il pour l’agriculteur, qui ne veut pas démolir sa ferme familiale pour faire place à un data center?

Fiels meu amor

Le Land a visité la commune de Larochette à trois mois de l’élection d’un nouveau bourgmestre (qui sera probablement une nouvelle bourgmestre). Il tire un portrait sociologique et historique de la commune la plus portugaise du Luxembourg et s’interroge sur les raisons qui ont conduit au rejet massif de ses deux voisines, Fischbach et Nommern, lors du référendum sur une fusion fin 2014.

Propres et sûrs

Les programmes électoraux pour les communales en octobre divergent peu dans leur réductionnisme surprenant: les partis sont presque unanimes à voir dans les communes des lieux de résidence qui organisent encore l’éducation et les loisirs. Mais le monde du travail ne figure pas dans les programmes, ou est réduit aux initiatives d’emploi pour chômeurs. Les salariés des entreprises sont ressentis comme des étrangers qui menacent la qualité de vie des résidents. Les relations sociales sont confondues avec l’aide sociale et l’offre culturelle. L’économie est réduite à de petites entreprises artisanales et commerciales, seul le DP emploie le terme de «zones industrielles». Mais tous promettent d’augmenter la présence de policiers et veulent imiter les Verts en convertissant les communes en un paradis ou un cauchemar de géraniums.