Marché de l’automobile

Des immatriculations stables en attendant septembre

12 Juin 2018 Par Jonas Mercier

Les mises en circulation de voitures neuves ont légèrement baissé au mois de mai, par rapport à avril, mais bénéficient encore d’un très bon début d’année. L’arrivée d’une nouvelle norme antipollution, le 1er septembre, inquiète toutefois les professionnels.

Dopé par une édition 2018 de l’Autofestival particulièrement fructueuse, le marché de l’automobile a continué à enregistrer des chiffres records lors du mois de mai.

Le Statec a recensé 5.361 nouvelles immatriculations le mois dernier, contre 5.535 en mai 2017. La mise en circulation de véhicules neufs est ainsi stable depuis le mois de mars. «Nous observons encore les effets de l’Autofestival», explique Philippe Mersch, le président de la Fédération des garagistes luxembourgeois (Fegarlux). «Les véhicules vendus sont généralement livrés durant les mois qui suivent et apparaissent dans les statistiques de façon décalée.»

Renault dans le top 5

À noter que Volkswagen reste de loin la marque préférée des Luxembourgeois. Le constructeur allemand a immatriculé 733 voitures en mai, contre 493 pour BMW et 436 pour Audi. Le top 5 des marques les plus vendues est complété par Renault (433 véhicules) et Mercedes (406).

Le classement est identique, si on prend en considération le nombre de voitures immatriculées depuis le début de l’année. La première marque de luxe est Porsche. Elle arrive en 15e position avec 109 exemplaires livrés en mai et 416 depuis le début de l’année.

Un second semestre incertain

Malgré un début d’année sur les chapeaux de roues, meilleur encore qu’en 2017 – déjà considérée comme une année record –, les professionnels du secteur sont plus circonspects par rapport au second semestre 2018.

L’entrée en vigueur de la norme antipollution Euro 6c, au 1er septembre, pour tous les véhicules neufs mis en service pourrait en effet ralentir le marché. Il s’agit d’une étape majeure pour l’industrie, puisque cette évolution correspond à un nouveau modèle d’homologation. «Nous sommes inquiets, car ce changement demande des adaptations sur les chaînes de production des constructeurs et cela risque d’entraîner des retards dans les livraisons», ajoute Philippe Mersch.

Cette problématique sera toutefois généralisée au niveau européen. De plus, cela n’aura pas d’impact direct sur la vente de voitures neuves, mais sur les mises en circulation.