Revendication du parti démocratique

Des horaires uniformes pour tous les commerces

13 Mars 2018 Par Frédéric Antzorn
Commerce
Le DP souhaite un assouplissement des horaires d’ouverture des commerces – en semaine et le dimanche – grâce à des règles applicables à tous. (Photo: Olivier Minaire / archives)

Le DP réclame une unicité des règles en matière d’horaires d’ouverture et de fermeture des commerces au Luxembourg – en semaine comme le dimanche – face à la concurrence du commerce en ligne et de celui d’autres villes de la Grande Région.

Après une dérogation obtenue pour les métiers de bouche et dans l’optique du toilettage annoncé de la loi sur le commerce, le parti démocratique (DP) s’est exprimé ce mardi sur les heures d’ouverture des commerces luxembourgeois.

Par la voix de son secrétaire général, Claude Lamberty, la formation du Premier ministre Xavier Bettel a plaidé pour une véritable modernisation de la législation en vigueur.

«Il faut donner aux commerces la possibilité d’ouvrir leurs portes selon leurs besoins, et ce surtout durant la semaine», a insisté Claude Lamberty, évoquant – tout comme la Chambre des métiers ou la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) – une égalité des chances par rapport aux stations-service qui peuvent ouvrir chaque soir jusqu’«au moins 22h».

«L’objectif n’est pas d’obtenir une autorisation pour ouvrir 24h sur 24 ou 7 jours sur 7, puisque d’ailleurs une telle demande n’existe pas au Luxembourg», précise Claude Lamberty.

«Mais», ajoute-t-il, «il faut au moins pouvoir s’aligner sur les horaires des stations-service et de leurs petits shops qui ouvrent jusqu’à plus tard le soir, et qui ont des clients qui viennent régulièrement y faire leurs achats».

Ouvrir le dimanche pour ceux qui le souhaitent

«Donner cette chance à tous serait déjà un bel effort de modernisation», poursuit le secrétaire général du DP, qui estime par ailleurs que la dérogation obtenue par les métiers de bouche, après «l’affaire du boulanger de Differdange», n’est pas cohérente, puisqu’elle constitue une exception.

«Il faut, avec tous les partenaires – dans le respect du dialogue social et du droit du travail – trouver un accord pour une ouverture entre 4-5h et 22h le soir», dit encore Claude Lamberty, sans vouloir se focaliser sur des horaires précis, mais bien une même législation pour tous.

Autre proposition formulée par le DP, qu’une autre exception – celle qui permet à certains commerces dans certaines villes ou régions touristiques d’ouvrir le dimanche – devienne la règle pour tous ceux qui le souhaitent.

Pour le secrétaire général du DP, l’application de cette double mesure doit permettre au commerce luxembourgeois de mieux se défendre et de se montrer davantage attractif face à la concurrence, d’une part, du commerce en ligne – dont les résidents sont très friands – et, d’autre part, du commerce de villes voisines dans la Grande Région, comme Arlon, Trèves, Thionville ou Metz.

«Que ce soit pour les petits commerces ou pour les grandes surfaces, qu’ils soient situés en ville ou à la campagne, il nous faut les mêmes règles et les mêmes chances pour tous», réaffirme Claude Lamberty, considérant que sur 2.580km2, il y a actuellement 1 règle et 20.000 exceptions, et que cela ne peut que nuire au commerce luxembourgeois.