Contrôle automobile libéralisé

Dekra assure «être active en 2017 au Luxembourg»

09 Novembre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
La demande d’homologation de Dekra comme prestataire de contrôle technique est toujours en cours, suite au choix du géant allemand de livrer les documents de manière étalée. (Photo: Dekra)

Le géant allemand du contrôle technique réaffirme sa volonté de venir concurrencer la SNCT sur ses terres d’ici la fin de l’année. Cependant, le leader européen du secteur se refuse à donner plus de détails. Principalement en raison de l’absence d’homologation officielle.

Dekra persiste et signe. Fidèle au discours tenu depuis septembre 2016, la société allemande assure toujours vouloir «être active en 2017 au Luxembourg» dans l’activité de contrôle technique, selon l’un de ses porte-parole, contacté jeudi. Et, comme c’est le cas depuis plus d’un an, elle assure «ne pas encore être en mesure de donner plus de détails pour le moment», mais «le fera au moment opportun». Sauf que cette promesse réitérée se voit confrontée à un calendrier de plus en plus serré, 2017 prenant fin dans six semaines.

L’explication de cette situation tient avant tout dans l’analyse toujours en cours du dossier d’homologation introduit auprès du ministère du Développement durable et des Infrastructures (MDDI). Un dossier pourtant déposé fin avril 2016. «Sur demande de Dekra, il a été convenu que l’analyse des documents nécessaires se ferait de manière continue, c’est-à-dire que nous étudions les éléments transmis au fur et à mesure de leur transmission», explique le Service des transports, en charge de ce dossier, qui assure recevoir de nouveaux éléments presque tous les mois.

Dekra au Luxembourg depuis 1989

À ce jour, pourtant, plusieurs documents manquent encore à l’appel. Mais à en croire le MDDI, le timing avancé par Dekra «devrait être réalisable», au vu de l’avancée de l’analyse déjà réalisée en vue de l’obtention de l’homologation officielle exigée par la loi introduisant la libéralisation du contrôle technique au Luxembourg. Pour mémoire, la législation prévoit que l’ensemble des opérateurs actifs sur le territoire aient au moins trois centres couvrant au moins 90% du territoire. Tous doivent être équipés d’au moins deux pistes, dont l’une réservée aux poids lourds. Tout comme la SNCT, les concurrents doivent également disposer d’une personnalité juridique propre.

C’est le cas de Dekra, qui a officiellement enregistré depuis le 3 mai 2016, au Registre de commerce, Dekra Automotive, la déclinaison luxembourgeoise de sa filiale dédiée au contrôle technique. Une entité qui vient s’ajouter à Dekra Claims Services Luxembourg, présente au Grand-Duché depuis 1989, mais dédiée uniquement à l’activité d’assurance. Reste désormais à connaître les lieux choisis par la société basée à Francfort pour implanter ses sites de contrôle, et le nombre d’emplois qui devront être créés pour concurrencer la SNCT sur ses terres. À noter que l’autre référence allemande du secteur, TÜV, un temps intéressé par le marché luxembourgeois, a abandonné l’idée et n’a pas déposé de demande officielle d’homologation auprès du MDDI.