Bilan parlementaire LSAP

C’est la politique qui compte, pas les postes

17 Juillet 2017 Par François Aulner
Le président du LSAP, Claude Haagen, le président de fraction, Alex Bodry, et le député, Marc Angel.
Le président du LSAP, Claude Haagen, le président de fraction, Alex Bodry, et le député, Marc Angel. (Photo : LSAP)

Le président du groupe parlementaire LSAP, Alex Bodry, défendait la politique du gouvernement actuel et en particulier celui des socialistes. En vue des législatives de 2018, il faudrait mettre l’accent sur la politique sociale et non sur les postes ministériels.

«Il ne s’agit pas de distribuer les postes ministériels, mais de choisir la politique que nous voulons mettre en œuvre», déclarait Alex Bodry lors de la présentation du bilan parlementaire ce lundi. Le président de fraction relativisait ainsi les déclarations du vice-Premier ministre, Étienne Schneider, qui se dit prêt à devenir Premier ministre en 2018.

Pour Alex Bodry, l’essentiel serait d’élaborer un programme électoral aux «contours clairs et nets» qui positionne le LSAP comme «le parti pour la justice sociale et pour l’Union européenne».

Une vision à long terme

Que ce soit la réforme fiscale, les réformes sociales ou encore celles dans le domaine de la famille, et ce malgré des échéances électorales qui se rapprochent et qui auraient pu faire craindre «des turbulences», Alex Bodry estime que le travail de la majorité DP, LSAP et Déi Gréng a bien avancé.

Une politique qui s’inscrirait d’ailleurs dans une stratégie gouvernementale sur la base de l’initiative Rifkin et de la réforme de l’aménagement du territoire en cours: «Nous ne faisons pas que regarder ce qui se passe, nous poursuivons une politique du long terme».

Un débat nécessaire

Le président de fraction du LSAP critiquait à nouveau un faible travail d’opposition de la part du CSV qui, selon lui, s’acharnerait à critiquer des réformes qu’au fond il soutiendrait.

Comme exemple, Alex Bodry expliquait que «le CSV demande d’économiser un milliard d’euros dans les dépenses de l’État, mais ne propose rien d’autre que des dépenses supplémentaires».

En vue des élections communales cette année et des législatives l’année suivante, Alex Bodry espère que le CSV finira enfin par participer au débat nécessaire.