Récompense internationale

Catarina Nunes, 16 ans, séduit les Chinois

23 Août 2017 Par Jonas Mercier
Catarina Nunes
Catarina Nunes en train de présenter son «MiniSat» au vice-président de la République populaire de Chine, Li Yuanchao. (Photo: Jonk Fuerscher Lëtzebuerg)

Une jeune lycéenne scolarisée au Luxembourg a remporté le troisième prix du Castic, le plus grand concours préuniversitaire de sciences en Asie, grâce à un projet de satellite météorologique, a annoncé mardi la fondation Jonk Fuerscher.

Elle est Portugaise, mais n’a vécu qu’au Luxembourg. Catarina Nunes, 16 ans, a porté avec panache les couleurs de son pays d’adoption en Chine cet été, en remportant le troisième prix du prestigieux concours international du Castic (China Adolescents Science and Technology Innovation Contest).

La jeune lycéenne y a présenté son «MiniSat», un satellite météorologique à la fois plus petit et beaucoup moins cher que les satellites actuels, qu’elle a développé à partir de composants simples issus de la plateforme électronique open source Arduino.

Cette performance, qui semble avoir beaucoup intéressé les Chinois, a même été présentée par son auteur au vice-président de la République populaire de Chine, Li Yuanchao.

«Il s’agit non seulement d’une belle reconnaissance du travail effectué, mais aussi un plus de crédibilité pour les jeunes qui portent des projets avec un fort potentiel», explique Marie Deneux, la directrice de la Fondation Jeunes Scientifiques.

Catarina Nunes n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle s’était qualifiée l’année dernière au concours scientifique international Inespo, en Hollande. Elle y avait déjà remporté la médaille de bronze avec «MiniSat».

Tous les ans, la Fondation Jeunes Scientifiques récompense les meilleurs projets scientifiques menés par des jeunes luxembourgeois ou scolarisés au Luxembourg lors d’un concours national. Le gagnant est ensuite envoyé dans différentes épreuves internationales du même type.

«Je pense que Catarina Nunes aimerait développer son projet et, pourquoi pas, l’industrialiser», ajoute Marie Deneux, qui a coaché la jeune élève depuis le début. «Mais d’ici là, son succès permet de montrer une autre image du Luxembourg.»