Rétrospective 2017

Ça s’est passé en mars (2)

04 Août 2017 Par Jonas Mercier
Londres
Alors que les négociations sur le Brexit ont officiellement commencé, le Luxembourg espère récupérer de Londres l’Autorité bancaire européenne (ABE). (Photo: Licence C.C.)

Cette fin du mois de mars a été marquée par le déclenchement officiel des négociations sur le Brexit. Un événement historique qui aura de nombreuses répercutions sur le Grand-Duché.

Quasiment un an après le vote britannique en faveur de la sortie de l’île de l’Union européenne, Londres a donné le 29 mars le coup d’envoi des négociations avec Bruxelles. Des négociations qui vont durer au maximum deux ans et dans lesquelles le Luxembourg est directement concerné.

À commencer par le déménagement des institutions européennes actuellement basées au Royaume-Uni. L’Autorité bancaire européenne (ABE) est particulièrement souhaitée par le Grand-Duché, qui s’est porté candidat aux côtés d’autres grandes places financières européennes comme Francfort, Dublin ou Paris pour la recevoir.

La question des Britanniques résidant au Luxembourg, et plus particulièrement des personnels européens, qui sont environ 500 à travailler au Parlement, à la Commission, à la Cour de justice (CJUE) ou à la Banque européenne d’investissement (BEI), s’est également posée. Mais pour l’heure, il n’y a que très peu de réponses aux questions qui se posent.

Toujours dans le contexte du Brexit, l’assureur britannique Lloyd’s a annoncé qu’il préférait Bruxelles à Luxembourg pour implanter une filiale sur le sol européen. Une nouvelle qui a été contrebalancée par la décision de Ferrero de confirmer son ancrage sur le sol grand-ducal. La géant de la confiserie va en effet construire un nouveau siège au Findel pour regrouper l’ensemble de ses quelque 900 employés luxembourgeois. Le chantier, d’une superficie de 29.000 mètres carrés, en cours, devrait se terminer d’ici 2019.

Cette seconde moitié du mois de mars a enfin été marquée par l’amende salée de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) à la banque ICBC. L’établissement bancaire se serait rendu coupable de «non-respect des lois, règlements, dispositions statutaires et instructions applicables, pour fourniture de documents ou autres renseignements incomplets, inexacts ou faux et pour avoir risqué, par son comportement, de mettre en péril sa gestion saine et prudente.»