Environnement

Bruxelles veut une Europe neutre pour le climat

29 Novembre 2018 Par Jonas Mercier
«Les objectifs de température à long terme fixés par l’accord de Paris doivent absolument être réalisés», indique dans un communiqué, le commissaire pour l’action pour le climat et l’énergie, Miguel Arias Cañete.
«Les objectifs de température à long terme fixés par l’accord de Paris doivent absolument être réalisés», indique, dans un communiqué, le commissaire pour l’action pour le climat et l’énergie, Miguel Arias Cañete. (Photo: Shutterstock)

Dans une note publiée mercredi, la Commission européenne annonce avoir adopté une vision stratégique à long terme afin de parvenir à une économie «compétitive et neutre pour le climat d’ici à 2050». Un point de départ pour un «débat éclairé».

C’est une prise de position certes non contraignante, mais qui, à l’approche de la COP24 en Pologne, affiche clairement la position que souhaite adopter l’Union européenne en matière d’environnement.

Le document indique une série de points et de mesures qui permettraient au Vieux Continent d’atteindre d’ici 2050 la neutralité carbone. Autrement dit, à cette échéance, l’UE devrait avoir diminué au maximum ses émissions de CO2 et avoir «compensé» celles restantes en investissant dans des projets de réduction des gaz à effet de serre.

«Une invitation lancée»

«Les objectifs de température à long terme fixés par l’accord de Paris doivent absolument être réalisés», indique, dans un communiqué, le commissaire pour l’action pour le climat et l’énergie, Miguel Arias Cañete. «Cette ambition peut être concrétisée grâce aux technologies actuelles et à celles qui sont sur le point d’être déployées. Il est dans l’intérêt de l’Europe de mettre un terme aux dépenses d’importation de combustibles fossiles.»

Pour la Commission, cette stratégie à long terme est «une invitation lancée à l’ensemble des institutions de l’UE, aux Parlements nationaux, aux entreprises, aux organisations non gouvernementales, aux villes et aux collectivités, ainsi qu’aux citoyens». Ce «débat éclairé» doit permettre d’adopter une stratégie ambitieuse pour le début de 2020.