Prévisions économiques

Bruxelles prévoit un horizon dégagé au Luxembourg

10 Novembre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Avec des taux de croissance attendus de 3,4%, 3,5% et 3,3% entre 2017 et 2019, la Commission prévoit un avenir sans véritable obstacle pour le Luxembourg. (Photo: Maison Moderne/archives)

La situation économique du pays devrait bénéficier d’«une croissance soutenue et généralisée» jusqu’en 2019, selon les dernières prévisions économiques de la Commission européenne, dévoilées jeudi.

«La croissance économique devrait encore s’accélérer en 2017 et 2018, avant de légèrement décélérer (…), la croissance de l’emploi devrait rester solide, tandis que le chômage devrait diminuer (…). Et malgré la mise en place d’une réforme fiscale qui réduit le fardeau fiscal global, les finances publiques devraient rester solides.» Telles sont les grandes lignes des prévisions de croissance de la Commission européenne pour la période 2017-2019, publiées jeudi, qui confirment l’horizon économique dégagé déjà évoqué en mai dernier. Au point que Bruxelles estime que le Grand-Duché doit bénéficier sur la période d’«une croissance soutenue et généralisée».

Dans le détail, les experts européens tablent sur une croissance de 3,4% en 2017 — contre 4,3% envisagés initialement liés «à une activité qui a crû en dessous des attentes au cours de la première moitié de l’année» — et qui devrait atteindre 3,5% en 2018, puis 3,3% en 2019. Soit des taux qui restent bien au-delà de la moyenne européenne, attendue pour être de 2,3% en 2017, 2,1% en 2018 et 1,9% en 2019.

Pour expliquer la situation, la Commission évoque, pour 2017, le renforcement de la Place, «étayée par le redressement de la zone euro», le nouveau record établi dans l’industrie des fonds et «la profitabilité du secteur bancaire malgré les coûts élevés que la nouvelle réglementation a engendrés». Pour 2018, la croissance devrait poursuivre sur cette même lancée, avec «une création d’emplois soutenue», liée notamment à «une inflation plus faible qui devrait soutenir le secteur privé et la croissance de la consommation et de la demande intérieure». Et ce, en dépit de la mise en place d’une nouvelle tranche indiciaire que Bruxelles projette pour la mi-2018. En 2019, la croissance devrait ralentir, en lien direct avec une inflation plus forte attendue et «un recul des exportations de services financiers, même si ces derniers devraient rester robustes».

Comme au niveau européen, le Luxembourg bénéficiera d’ici à 2019 d’une baisse du taux de chômage, qui devrait rester autour des 6% d’ici à 2019 – 6,1% en 2017, 5,9% en 2018, et 6,0% en 2019. En ce qui concerne l’excédent des administrations publiques, il devrait continuer à se réduire. De 1,5% du PIB en 2016, il devrait atteindre 0,5% en 2017, puis 0,3% en 2018 et 2019. Le ratio de la dette au PIB, lui, devrait passer de 20,8% en 2016 à 22,9% en 2019.