Naissance d’un groupe

Brexit: Standard Life Aberdeen opterait pour Dublin

14 Août 2017 Par Thierry Raizer
 (Photo: capture d'écran / CNBC)

Un nouveau groupe a vu le jour dans la gestion d’actifs ce lundi, par le mariage de Standard Life et d’Aberdeen Asset Management. Son nouveau co-CEO affiche une préférence pour Dublin dans le contexte du Brexit.

Avec 50 points de chute et 9.000 employés revendiqués, la vaste entité qui se prénomme désormais Standard Life Aberdeen pèse lourd sur le marché de la gestion d’actifs.

Les deux groupes britanniques Standard Life et Aberdeen Asset Management ont en effet annoncé ce lundi, par voie de communiqué, la finalisation de leur union sous une nouvelle bannière.

Le siège du groupe qui gère quelque 737 milliards d’euros d’actifs reste actuellement localisé en Écosse, où étaient situés ceux des deux entités.

«La fusion permet d’approfondir et d’élargir nos capacités d’investissements et nous donne des capacités d’investissements plus fortes et plus diverses, ainsi que des effets d’échelle à travers les différentes classes d’actifs et les localisations», déclare dans un communiqué Martin Gilbert, co-chief executive de Standard Life Aberdeen.

Dublin ou Luxembourg?

Formé pour affronter la concurrence, le groupe doit aussi se positionner, comme d’autres institutions financières britanniques, en prévision du Brexit. Et donc, vraisemblablement, choisir un domicile européen pour rester connecté au marché unique lorsque le Royaume-Uni aura quitté l’Union européenne.

Si les responsables du nouveau groupe n’étaient pas disponibles ce lundi pour préciser les effets de ce rapprochement important au Luxembourg, Dublin recueille les faveurs de Keith Skeoch. Celui qui était jusqu’alors CEO de Standard Life indiquait le 8 août sur CNBC que l’Irlande serait probablement choisie pour relocaliser le QG européen.

Reste qu’en avril 2015, l’autre CEO du nouveau groupe, Martin Gilbert, et dirigeant à l’époque d’Aberdeen Asset Management, déclarait que «le Luxembourg, où nous avons déjà des activités, deviendrait notre nouveau siège pour l’Union européenne à la place de Londres».

Les prochaines semaines permettront de préciser la stratégie du groupe, alors que M. Skeoch se prépare pour un «hard Brexit».