Enquête

Brexit? No panic!

15 Février 2018 Par Jean-Michel Lalieu
Brexit
Neuf patrons européens sur dix n’imaginent pas que leur chiffre d’affaires recule l’année après le départ officiel du Royaume-Uni. (Photo: Licence C.C.)

Selon les responsables d’entreprises interrogés par FTI Consulting, le Brexit ne devrait pas trop affecter le climat des affaires. Chose étonnante, les Britanniques sont parmi les plus optimistes.

Le monde économique ne semble pas le moins du monde tétanisé par le Brexit et ses conséquences éventuelles. Une étude du cabinet de conseil aux entreprises FTI Consulting montre en effet qu’un peu moins de 90% des patrons sondés envisagent un chiffre d’affaires stable ou en progression pour l’exercice qui suivra le départ des Britanniques de l’Union européenne.

Le sondage a été effectué sur internet dans le courant du mois de décembre dernier. 2.568 réponses de responsables seniors de grandes entreprises ont été analysées. Elles provenaient du Royaume-Uni (642), d’Allemagne (632), de France (646) et d’Espagne (648).

64% des personnes sondées pensent aussi que l’emploi augmentera après le Brexit. Une sur dix seulement envisage une diminution.

Optimistic

L’optimisme est étonnamment important parmi les entrepreneurs britanniques. Deux tiers des répondants du Royaume-Uni estiment en effet que leur pays n’imposera pas de droits de douane sur les biens après la sortie du pays de l’UE. Ils sont 59% à estimer que la libre-circulation restera de mise et 52% sont convaincus que la Cour européenne de Justice de l’UE préservera son autorité.

Dans le microcosme financier, les cols blancs de la City sont eux aussi les plus convaincus (71%) de pouvoir préserver leur passeport UE même après le retrait. Le taux de réponse en ce sens n’est que de 59% en Allemagne, 56% en Espagne et 51% en France.

Bref, des réponses qui ressortent plus de la méthode Coué que d’une véritable analyse coûts/bénéfices de la part des hommes d’affaires de l’île. Un optimisme «surprenant», note en tout cas FTI Consulting en guise de conclusion, puisqu’au moment de l’enquête, aucun accord n’avait encore été adopté entre les «27» et Londres.