Évolution de la Place

Brexit: 3.000 emplois à récupérer selon Mackel

06 Septembre 2017 Par Paperjam.lu
Nicolas Mackel
«Tout le monde essaie de prendre sa décision pour la fin de l’année», rappelle Nicolas Mackel, le CEO de Luxembourg for Finance. (Photos: Michel Zavagno / Blitz Agency)

Le CEO de Luxembourg for Finance a expliqué à nos confrères de l’AFP que la Place pouvait espérer récupérer 3.000 emplois dans les deux ans, à la suite du Brexit. Mais estime qu’il est difficile à ce stade de prévoir un exode des institutions financières basées à Londres.

Alors que les annonces de relocalisation sur le continent de grands noms de la finance internationale présents à Londres se sont multipliées depuis le début de l’année — la dernière en date a été faite aujourd’hui par l’assureur japonais Tokio Marine qui a décidé de rejoindre le Luxembourg —, le responsable de l’agence de promotion de la Place donne pour la première fois une estimation du nombre d’emplois que cela pourrait représenter pour le Grand-Duché.

«Dans le court terme, que je chiffre à deux ans, je pense que le nombre d’emplois que l’on pourra récupérer se situera plutôt autour de 3.000 postes au Luxembourg», a affirmé Nicolas Mackel lors d’une interview pour l’Agence France Presse (AFP).

«Tous les acteurs de la gestion d’actifs sont déjà au Luxembourg», rappelle-t-il, anticipant que ces derniers intègrent à leurs services les activités les plus risquées, comme les fonds spéculatifs, installés traditionnellement à Londres, pour être prêts à répondre aux besoins des nouveaux arrivants.

Concurrence des places financières

«Ce sont des activités qui viennent s’ajouter à une plateforme existante et qui ne nécessitent donc pas de grandes annonces», ajoute-t-il.

En concurrence avec les autres places financières européennes comme Francfort, Dublin ou Paris, le Luxembourg a déjà attiré près d’une dizaine d’assureurs et de gestionnaires d’actifs depuis le début de l’année. Et le rythme des annonces devrait s’accélérer dans les prochaines semaines.

«Tout le monde essaie de prendre sa décision pour la fin de l’année. Il s’agit d’engager une procédure réglementaire qui prendra au moins 12 mois», indique en effet M. Mackel.