Résultats annuels

BGL BNP Paribas a su contrer les taux bas

06 Avril 2017 Par Jean-Michel Gaudron et Jean-Michel Lalieu
BGL
«Nous pouvons nous montrer satisfaits de l’année 2016», estime Carlo Thill. (Photo: Sébastien Goossens)

Dernière des grandes banques commerciales à présenter son bilan 2016, BGL BNP Paribas annonce un résultat net consolidé en progression de 13% et met l’accent sur les services envers les entreprises.

BGL BNP Paribas a dévoilé ses résultats annuels pour 2016 cet après-midi. Le résultat net consolidé affiche une hausse de 13% à 403,2 millions alors que, dans un contexte de taux bas, le produit net bancaire recule de 2% à 1.352,2 millions d’euros.

La banque du Kirchberg note aussi que les crédits accordés aux entreprises ont gonflé de 1,5%. Au niveau des prêts aux particuliers, elle relève surtout une croissance au niveau des crédits aux particuliers.

Elle fait encore état d’une belle performance dans son segment de la gestion de fortune puisque les actifs sous gestion sont en hausse de 5%.

Les revenus sur valeurs mobilières sont en très forte hausse, ils passent de 47,1 millions à 158,3 millions. La banque l’explique par une très forte hausse du dividende perçu de la part de BNP Paribas Leasing Solutions (122,2 millions contre 35,9 millions) et de BIP Investment Partners (14,9 millions contre 1,4 million en 2015).

Commercialement, on ne peut pas être mécontent de cette année 2016.

Carlo Thill, président du comité de direction de BGL BNP Paribas

Carlo Thill, le président du comité de direction, se montre donc assez satisfait: «En faisant abstraction des éléments exceptionnels de 2015 et 2016, notre croissance tourne autour de 5%, ce qui relativise les choses. Pour répondre à la situation très tendue au niveau des revenus, nous n’avons pas d’autre choix que de baser notre croissance sur les nouvelles activités et les nouveaux clients. Ce n’est pas le stock de clients existant qui nous rapporte de l’argent. Commercialement, on ne peut pas être mécontent de cette année 2016.»

62 millions pour l’État

Les frais généraux sont également maîtrisés. Ils sont en recul de 1% à 664,7 millions d’euros.

La banque annonce avoir versé 184 millions de dividendes. 62,592 millions reviendront à l’État luxembourgeois, actionnaire à 34%.

Avec des fonds propres réglementaires part de groupe de 5,5 milliards d’euros, BGL BNP Paribas estime être la banque la mieux capitalisée au Luxembourg. Elle pointe un ratio de solvabilité de 23,1%.

Son réseau de 41 agences a été entièrement réaménagé et modernisé. Celui des guichets automatiques a été étendu à 123 points à travers le pays. Mais BGL BNP Paribas explique aussi avoir étendu son offre digitale grâce à son application web banking disponible sur tous les canaux mobiles, iOS et Android. Elle offre désormais la possibilité d’ouvrir un compte 100% en ligne et de souscrire un prêt personnel 100% en ligne.

Il ne s’agit pas uniquement de télécharger une application sur un smartphone, mais de revoir l’entièreté de nos processus.

Carlo Thill, président du comité de direction de BGL BNP Paribas

Parlant de la transformation digitale, Carlo Thill estime que «ce n’est pas seulement une mode. Il s’agit aussi d’un processus de rationalisation. Il ne s’agit pas seulement de télécharger une application sur un smartphone, mais de revoir l’entièreté de nos processus. Cela nous a permis de réduire nos frais de gestion de 4%.»

L’institution financière insiste encore sur son engagement soutenu envers le monde des entreprises. En 2016, elle a signé un nouvel accord de 50 millions d’euros avec la Banque européenne d’investissement, le troisième après ceux de 2009 et 2014. Elle a aussi signé une convention InnovFin, avec le Fonds européen d’investissement, pour pouvoir faciliter l’octroi de prêts à des entreprises innovantes.

En 2016, elle a fortement contribué au lancement de la société de microcrédit Microlux, qui fournit des prêts à de petits acteurs locaux, dont elle est l’actionnaire majoritaire.

Enfin, au niveau du développement du Lux Future Lab, quatre jeunes sociétés sont sorties pour voler de leurs propres ailes et 11 sont entrées. Cela porte à 26 le nombre de start-up hébergées et à plus de 300 le nombre d’emplois créés.