Sidérurgie

ArcelorMittal renverse la vapeur à Florange

16 Novembre 2018 Par Ioanna Schimizzi
Dotée de deux chaudières, cette nouvelle centrale doit permettre d’économiser 65 GWh de gaz par an et 13.000 tonnes de CO2 évitées, «soit l’équivalent des émissions annuelles de 2.600 habitants», précise ArcelorMittal.
Dotée de deux chaudières, cette nouvelle centrale doit permettre d’économiser 65GWh de gaz par an et 13.000 tonnes de CO2, «soit l’équivalent des émissions annuelles de 2.600 habitants», précise ArcelorMittal. (Photo: ArcelorMittal)

Dans le cadre de sa modernisation, le site mosellan du géant sidérurgique a inauguré une nouvelle centrale de production de vapeur ce vendredi. Elle va permettre d’éviter le rejet de 13.000 tonnes de CO2 par an.

Alors que l’avenir du site de Dudelange se retrouve une nouvelle fois au cœur de toutes les interrogations, celui de Florange est en pleine mutation. Un investissement de 67 millions est en cours afin de construire une nouvelle ligne de galvanisation, qui entrera en service fin 2019. 

Pour rappel, cette nouvelle ligne correspond à la transformation de la ligne d’électrozingage nommée «Elsa», qui apparaissait en sursis, car elle ne possédait qu’un seul client, Daimler, qui se désengage progressivement de l’électrozingué vers l’acier galvanisé.

65GWh de gaz économisés par an

C’est dans le cadre de cette modernisation qu’une nouvelle centrale de production de vapeur a été inaugurée vendredi sur le site de Florange. Exploitée par Dalkia, filiale d’EDF, cette unité alimente en eau surchauffée et en vapeur les différentes lignes de production, ainsi que le chauffage des halles et des bureaux.

Dotée de deux chaudières, cette nouvelle centrale doit permettre d’économiser 65GWh de gaz par an et 13.000 tonnes de CO2, «soit l’équivalent des émissions annuelles de 2.600 habitants», précise le communiqué d’ArcelorMittal, qui ne dévoile pas le montant du co-investissement consenti avec Dalkia. 

«Logique d’économie circulaire»

Chaque chaudière a une capacité de 43 tonnes de vapeur par heure. Elles fonctionnent au gaz naturel et réutilisent également un coproduit de l’usine: le gaz de cokerie, «dans une logique d’économie circulaire», poursuit le géant sidérurgique. 

Les aciers de pointe – destinés à l’automobile, l’emballage et l’électroménager – fabriqués sur le site, et les traitements de surface qui leur sont appliqués, nécessitent un apport permanent de chaleur. «Avec cette nouvelle centrale, nous pérennisons notre outil industriel, tout en améliorant significativement notre performance énergétique: le rendement énergétique de l’installation s’est amélioré de plus de 10 points», a également ajouté Anita Bonnard, directrice du site ArcelorMittal de Florange.