Réorganisation interne

Alvin Sold prend du recul au sein d’Editpress

29 Octobre 2018 Par Jean-Michel Hennebert
À 75 ans, Alvin Sold occupe désormais la fonction d’administrateur d’Editpress, près de 45 ans après son entrée au sein du deuxième groupe de presse luxembourgeois.
À 75 ans, Alvin Sold occupe désormais la fonction d’administrateur d’Editpress, près de 45 ans après son entrée au sein du deuxième groupe de presse luxembourgeois. (Photo: Christophe Olinger / archives)

L’ancien rédacteur en chef du Tageblatt (1974-2004) qui occupait depuis 2011 la fonction d’administrateur délégué du groupe de presse n’est, depuis le 15 octobre dernier, plus qu’administrateur. À 75 ans, cette situation lui permet «de changer de vie».

Une page de l’histoire d’Editpress se tourne. Alvin Sold, acteur emblématique du groupe de presse basé rue du Canal, à Esch-sur-Alzette, tire peu à peu sa révérence. Depuis le 15 octobre dernier, celui qui était administrateur délégué depuis 2011 n’est désormais plus qu’administrateur au sein du conseil d’administration, confirme lundi à Paperjam Jean-Lou Siweck, directeur général d’Editpress.

Une décision qui «n’a pas de raison particulière autre que le fait que j’ai 75 ans», indique lundi l’ancien rédacteur en chef du Tageblatt (1979-2004) et ancien directeur général du groupe de presse (2003-2011), qui précise que ce pas de côté dans la gestion va «changer ma vie, car je pourrai m’orienter vers d’autres choses».

Privilégier «le journalisme de qualité»

Autre changement interne survenu au sein d’Editpress, la nomination de Nick Nickels comme «chargé de direction» de l’hebdomadaire Revue, selon les mots de Jean-Lou Siweck. Celui-ci précise que ce dernier «a été mandaté en tant qu’administrateur et pas comme salarié», ce qui fait que Nick Nickels «ne porte pas le titre de directeur». Stefan Kunzmann, quant à lui, reste rédacteur en chef de Revue.

Cette réorganisation intervient cinq mois après l’entrée en fonction de Jean-Lou Siweck en tant que directeur général d’Editpress. L’ancien rédacteur en chef du Luxemburger Wort (2013-2017) a notamment pour mission de «privilégier le journalisme de qualité». Selon les derniers chiffres disponibles, Editpress était le principal bénéficiaire de l’aide à la presse versée par l’État (3,6 millions d’euros annuels), loin devant le groupe Saint-Paul, éditeur notamment du Luxemburger Wort (1,8 million d’euros).  

Le Tageblatt était, en 2016, le principal journal bénéficiaire de cette aide, devant le Luxemburger Wort et le Quotidien. Ces trois titres recevant 4,4 millions d’euros.