Artisanat

Alexandra et la chocolaterie

07 Février 2018 Par France Clarinval
Alexandra Kahn
L’objectif d’Alexandra Kahn est de continuer le travail accompli par les fondateurs, tout en développant cette entreprise et en faire un champion national. (Photo: Mike Zenari)

Elle n’a que 26 ans, mais vient de reprendre la chocolaterie Génaveh. Alexandra Kahn déborde d’idées et d’ambitions pour ce petit joyau artisanal situé à Steinfort.

Elle sait «depuis toujours» qu’elle veut travailler dans l’univers du luxe ou le secteur de la bouche. Après des études parisiennes en gestion, finance et entrepreneuriat, Alexandra Kahn a déjà passé pas loin de quatre ans à Hong Kong, plusieurs mois dans des pâtisseries de luxe et des dizaines d’heures dans sa cuisine. «La stratégie, le positionnement de marque, le conseil, c’est très bien, mais je voulais mettre la main à la pâte», énonce ce petit bout de femme au sourire ineffaçable.

Issue d’une famille alsacienne, la jeune femme avait eu plusieurs occasions de passer au Luxembourg où son grand-père avait des commerces (Léonidas – tiens tiens! – et À La Bourse, par exemple) et où son père est avocat. Ce dernier lui parle de la chocolaterie Génaveh qui cherchait un repreneur depuis le décès de Geula Naveh qui avait fondé l’entreprise il y a 12 ans.

C’est Tenzing Partners qui a accompagné le cédant dans cette opération et a recommandé l’entreprise: «La qualité du produit et les possibilités de développement nous font penser que c’est une belle opportunité d’investissement», détaille Daniel Schneider, associé chez Tenzing Partners, qui a décidé de rentrer dans l’actionnariat de la chocolaterie. «Alexandra a un bon profil, l’esprit d’entreprise, le dynamisme et l’expérience du secteur food», poursuit-il.

De son côté, Alexandra Kahn s’est montrée séduite par la chocolaterie parce que «c’est un projet accessible, avec une petite équipe (cinq personnes, ndlr), qui fait tout à la main et de très bons produits que l’on ne trouve pas ailleurs.» Sans vouloir préciser le montant de son investissement, elle souligne que les machines sont de très bon niveau et qu’avec le fonds de commerce, elle a repris tout le matériel et les recettes.

On trouve ainsi, aux côtés des traditionnels chocolats pralinés, orangettes ou tablettes, une pâte à tartiner digne des meilleures tables, des chocolats parfumés à l’hibiscus, au thé matcha, au coquelicot ou au gingembre, des rochers, des croquants… «Préparés avec les meilleurs ingrédients».

Après une arrivée sur les chapeaux de roues, quelques semaines avant le gros rush de Noël, Alexandra va maintenant développer la marque «à commencer par en moderniser le graphisme, l’image, les packagings…». Elle va continuer à mettre l’accent sur la qualité des produits et va faire évoluer la marque en créant de nouveaux produits.

L’objectif d’Alexandra Kahn est de continuer le travail accompli par les fondateurs, tout en développant cette entreprise et en faire un champion national. Le petit comptoir de vente de la zone industrielle de Steinfort devrait connaître un coup de neuf également. Car aujourd’hui, si les chocolats de Génaveh bénéficient d’une bonne réputation, ils sont encore peu distribués au Luxembourg – au Pall Center, chez Paul et au 100% Luxembourg – et à l’étranger – quelques contacts et distributeurs en Israël ou au Maroc.