Armée luxembourgeoise

Alain Duschène officiellement nommé chef d’État-major de l’armée

aujourd'hui Par Camille Frati
Alain Duschène
Le colonel Duschène prendra ses fonctions de chef d’État-major le 30 septembre prochain. (Photo: Wikimedia commons)

Le colonel Duschène remplacera fin septembre le général Romain Mancinelli, qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Les arrêtés grand-ducaux ont été publiés ce mercredi au Mémorial: «démission honorable de ses fonctions a été accordée au général de l’armée Romain Mancinelli avec effet au 29 septembre 2017», indique le premier.

Âgé de 58 ans, il a notamment été impliqué dans les inspections de contrôles d’armes et du désarmement pour le compte du Luxembourg et a rempli plusieurs missions auprès de l’UE et de l’Otan. Commandeur dans l’Ordre de Mérite, il avait été nommé chef d’État-major de l’armée en décembre 2014.

À l’issue du conseil de gouvernement du 3 mars dernier entérinant son départ, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Étienne Schneider, avait déclaré: «Je tiens à féliciter le général Mancinelli pour avoir mené à son terme l’exercice de restructuration de l’armée qui a été conclu avec l’adoption d’un nouvel organigramme en septembre 2016. Le colonel Duschène pourra s’appuyer sur ce travail considérable déjà accompli, ainsi que sur sa longue expérience militaire tant au niveau national qu’international pour poursuivre la modernisation de l’armée, tout en préservant son rôle social.»

De Luxembourg à la Yougoslavie

La réforme de l’armée entamée par le général Daubenfeld a en effet été poursuivie par le général Mancinelli. Au programme: le renforcement de l’aide à la décision, l’amélioration de la capacité d’anticipation, la révision des structures, des procédures et des textes légaux, la communication externe, la formation des cadres, la numérisation des processus internes…

Le 30 septembre, c’est donc le colonel Alain Duschène, 57 ans, qui prendra les rênes de l’armée luxembourgeoise. Engagé en tant que soldat-volontaire en 1978, il a étudié à l’École royale militaire à Bruxelles et obtenu une licence en sciences sociales et militaires. De mars à août 1993, il a assumé le commandement du 3e détachement luxembourgeois de la Forpronu en ex-Yougoslavie. De 1995 à 1998, il a été détaché au Corps européen à Strasbourg en tant que représentant national du Luxembourg. Après avoir occupé les fonctions d’officier du personnel et des relations publiques de l’armée pendant plusieurs années, il a été nommé chef d’État-major adjoint de l’armée en mars 2008.

La secrétaire d’État à la Défense, Francine Closener, s’était réjouie en mars de la future collaboration avec le général Duschène, «qui s’est toujours investi pour renforcer l’attractivité du service militaire et pour rendre plus efficace le recrutement pour l’armée. En tant que nouveau chef d’État-major, il bénéficiera de sa connaissance approfondie des structures de l’armée.»

Un changement de tête alors que le gouvernement s’est engagé à renforcer l’armée. En 2014, il s’était donné l’objectif d’augmenter le budget de l’armée de 50% d’ici à 2020. Il était par exemple question d’acquérir des hélicoptères au printemps dernier.

Le poste de chef d’État-major adjoint a été attribué au lieutenant-colonel Patrick Grisius.

À noter que le Grand-Duc héritier a également été promu par arrêté grand-ducal du 21 juin 2017: il est nommé au grade de colonel de l’armée à compter du 23 juin 2017.