Dialogue social

«Accord de principe» sur la convention bancaire

11 Mai 2018 Par Jean-Michel Hennebert
Trouvé mercredi soir, l’accord de principe entre partenaires sociaux sur la future CCT bancaire doit être validé par les différentes parties au cours de la semaine prochaine. (Photo: Anthony Dehez/archives)

Après 18 mois de négociations, les partenaires sociaux annoncent, vendredi, être parvenus à un terrain d’entente quant à la mise en place d’une convention collective pour les banques de la Place. Elle doit être concrétisée dans un texte commun et devrait être avalisée la semaine prochaine.

Fumée blanche autour de la future convention collective bancaire. Après 18 mois de négociations, ABBL d’un côté et Aleba, OGBL-SBA et LCGB-SESF de l’autre annoncent vendredi avoir trouvé «un accord de principe» sur le texte qui encadrera l’emploi des banques de la Place sur la période 2018-2020.

Fidèles à leur stratégie de communication minimaliste, les partenaires sociaux se contentent d’indiquer que chaque partie accepte «l’introduction d’un nouveau système de classification et de rémunération, dont le paiement d’une prime de juin augmentée de 10% en 2018». Et évoquent également «des améliorations sur le volet ‘temps de travail’ ainsi que sur ‘l’accord formation existant’», sans précision autre que cet accord «reste soumis à l’approbation des organes statutaires respectifs de chacune des parties».

Rester discret jusqu’à validation du texte définitif.

Aleba et LCGB-SESF

Aussi bien l’ABBL que les syndicats, contactés vendredi par Paperjam, indiquent que cette validation doit intervenir dans le courant de la semaine, répartie entre lundi pour le LCGB-SESF, mardi pour l’Aleba et l’ABBL et «au milieu de semaine» pour l’OGBL-SBA. Cette annonce surprise intervient après la journée marathon de négociations de mercredi au cours de laquelle les partenaires sociaux se sont quittés «au-delà de 23h», alors que l’ABBL avait indiqué au cours des derniers jours qu’elle ne donnerait pas son accord avant son prochain conseil d’administration, fixé au 15 mai.

Si l’Aleba et le LCGB-SESF souhaitent «rester discrets jusqu’à validation du texte définitif» afin de «présenter le détail de l’accord trouvé en primeur à leurs membres», l’OGBL-SBA confirme les grandes lignes déjà présentées quelques jours plus tôt à ses membres, à savoir «la mise en place d’une prime unique appelée prime de fidélité qui sera partie intégrante du salaire dès l’année prochaine», la mise en place «d’un plan de formation individuel annuel» ou «des améliorations en ce qui concerne le temps de travail».

Importance de la formation continue

Voulue comme «moderne et simplifiée», la future convention collective bancaire 2018-2020 doit répondre aux enjeux de la Place, que ce soit le renforcement des frais liés aux obligations réglementaires ou à la digitalisation. Deux éléments qui, selon l’ABBL, vont aboutir à «un ralentissement de la création d’emplois» dans les années à venir. Sans oublier la compétition accrue entre places financières qui devrait encore accentuer la recherche de profils qualifiés.

D’où l’importance partagée de part et d’autre de la table des négociations du besoin de formation continue des salariés, contraints de s’adapter aux nouvelles exigences de leur secteur. Au 31 décembre 2017, le secteur bancaire employait 26.111 personnes, selon les données de l’ABBL.