Communales 2017

À mi-chemin vers une coalition dans la capitale

19 Octobre 2017 Par François Aulner
Serge Wilmes lors de la soirée électorale du 8 octobre. Premier élu du CSV, il deviendra sans aucun doute premier échevin dans une coalition avec le DP. (Photo: Nader Ghavami)

Avant d’entamer réellement les négociations en vue d’un accord de coalition, le DP et le CSV sont en train d’établir un état des lieux. Un accord ne devrait pas voir le jour avant le mois de novembre.

Les premiers rounds de discussion entre les libéraux et les chrétiens sociaux pour former le futur collège échevinal de la ville de Luxembourg n’auront été que des «réunions d’informations» avec des responsables des différents services de la commune. Des réunions jugées «très utiles pour nous et pour le DP», selon le CSV.

Comme l’explique le candidat-chef de file du CSV, Serge Wilmes, les deux partis se verront trois fois par semaine avant les vacances de la Toussaint et trois fois pendant la semaine suivant le congé. «Mais je n’exclus pas la possibilité qu’il y ait encore des réunions», ajoute la tête de liste chrétienne sociale, qui estime que, tout comme en 2005, un accord devrait pouvoir être signé en novembre.

Tandis qu’à Esch-sur-Alzette, Georges Mischo (CSV) souhaite boucler les négociations avant la Toussaint, Serge Wilmes souligne que la capitale est «trois fois plus grande qu’Esch». Ce qui ne sera pas sans conséquence, notamment sur le budget. Ce dernier devant être voté avant la fin de l’année, il estime que le conseil communal, une fois recomposé, adoptera probablement un budget rectifié.

Responsabilités nationales

Bien que les deux partis ne soient pas encore entrés dans le vif des sujets, Serge Wilmes assure que le DP et le CSV sont d’accord sur les grandes lignes, à savoir augmenter l’offre de logements à prix abordable, développer les pistes cyclables ou encore intervenir davantage auprès du gouvernement pour les grands projets comme l’extension du tram. Jusqu’à présent, il n’aurait pas observé de différences qui risqueraient de faire échouer les négociations.

Qu’est-ce qui distinguerait la coalition DP-CSV de celle du DP et Déi Gréng au cours des 12 dernières années? Selon Serge Wilmes, la future coalition veut «faire du concret». Le candidat chef de file du CSV assure que la question de la répartition des mandats d’échevin ne serait évoquée que lorsque les négociations auront débouché sur un accord.

Serge Wilmes répète néanmoins qu’il compte remplir son mandat jusqu’à la fin, donc 2023. De la sorte, il renonce d’ores et déjà à un éventuel poste au gouvernement en cas de retour du CSV au pouvoir en 2018. En revanche, si son résultat est bon, il estime qu’il ne serait que normal de se voir attribuer d’autres responsabilités au niveau national.