Résultats annuels

17,7 millions de dividende SES en moins pour l’État

08 Mai 2018 Par Jean-Michel Hennebert
Les résultats 2017 en recul de SES amènent l’État à recevoir des dividendes «à hauteur du niveau de 2011», selon Xavier Bettel. (Photo: Julien Becker / archives )

Dans une réponse parlementaire publiée lundi, le Premier ministre a confirmé que les résultats 2017 de l’opérateur de satellites aboutiraient à un manque à gagner pour les caisses de l’État par rapport au niveau enregistré en 2017.

Bien que SES apparaît sur la liste des 20 entreprises qui devrait figurer sur la liste des gagnantes du «new space» d’ici 2040, selon la banque américaine Morgan Stanley, la société de Betzdorf n’en subit pas moins quelques aléas.

Dans une réponse parlementaire publiée lundi, Xavier Bettel indique que «SES, comme d’ailleurs tout le secteur des satellites de communication, se trouve dans une phase profonde de transformation». Conséquence directe de cette situation qui se traduit par un résultat 2017 en recul: l’État, actionnaire à hauteur de 11,5% de la société, empochera «une moins-rentrée de 17,7 millions en 2017 par rapport à 2017».

Maintien du poids de l’État au conseil d’administration

Et le Premier ministre d’indiquer dans la foulée qu’en 2018, SES versera «un dividende substantiel de 26 millions d’euros», rappelant que «le dividende avait augmenté de 10% l’an pendant de nombreuses années et il revient en 2018 au niveau de 2011». Lors de l’assemblée générale du 5 avril dernier, la direction de SES avait en effet confirmé rompre avec sa générosité légendaire en faisait état d’une réduction de 40% du dividende. Ce qui représentait tout de même 368 millions d’euros distribués à l’ensemble des actionnaires.

Interrogé également par Laurent Mosar (CSV) sur le poids de l’État au sein du conseil d’administration, en lien avec la décision de faire passer de 18 à 15 le nombre de ses administrateurs «à la demande des actionnaires», Xavier Bettel indique que «l’influence des actionnaires publics ne s’en trouve pas affectée dans la mesure où les statuts de la société précisent que les actionnaires de la catégorie B (les actionnaires publics) doivent détenir un tiers des mandats». Soit 5 postes sur les 15 en place, contre 6 sur les 18 en vigueur jusqu’alors.