Emploi au Luxembourg

14.280 salariés supplémentaires en un an

13 Novembre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Des différences de méthodologie entre le Statec et les ministères de la Sécurité sociale et du Travail expliquent l’écart des données. 

Entre juin 2016 et juin 2017, la main-d’œuvre salariée au Grand-Duché a progressé de 3,6%, selon les données publiées lundi par les ministères de la Sécurité sociale et du Travail. En un an, 145.830 recrutements ont été enregistrés, contre 131.550 fins de contrat.

Au 30 juin 2017, le Luxembourg comptait 412.830 salariés. Soit 3,6% de plus qu’un an auparavant, selon les données publiées lundi par les ministères de la Sécurité sociale et du Travail, dans leur tableau de bord sur les flux de main-d’œuvre. Ce que le gouvernement nomme la «dynamique positive» du marché de l’emploi traduit donc le fait que le nombre de recrutements (145.830 entre juin 2016 et juin 2017) a été supérieur à celui des fins de contrats (131.550). Dont quelque 5.000 départs à la retraite, selon les données dévoilées lundi.

En excluant le travail intérimaire – qui représente officiellement «quelque 20% des flux de main-d’œuvre» -, le nombre de mouvements atteint 117.180 en ce qui concerne les recrutements et 102.990 pour les fins de contrats en 12 mois. Soit des progressions de 9,1% pour les arrivées et de 6,2% pour les départs. Sans surprise, les mouvements au sein de la population salariée fluctuent au cours de l’année, les pics étant principalement enregistrés à la rentrée.

Dans le détail, ce sont les secteurs du «commerce, réparation d’automobiles et de motocycles», des activités de «services administratifs et de soutien» et des «activités spécialisées, scientifiques et techniques» qui ont eu le plus besoin de main-d’œuvre. Ce sont d’ailleurs ces trois mêmes secteurs qui enregistrent le plus grand nombre de fins de contrat.

Les données publiées indiquent également qu’un peu moins d’un recrutement sur deux (46%) concerne une femme. Une part «supérieure à la part qu’elles représentent dans l’emploi salarié (41%)» que les auteurs du rapport expliquent par le fait «qu’elles sont proportionnellement plus présentes que les hommes dans les professions ayant un fort turn-over». Même surreprésentation pour les moins de 25 ans, qui concentrent 21% des recrutements enregistrés entre juin 2016 et juin 2017, alors qu’ils ne représentent que 6,3% des salariés hors intérimaires actifs. Pour le gouvernement, cette situation s’explique avant tout par «la grande instabilité des trajectoires des jeunes qui enchaînent les contrats à durée déterminée avant de trouver, le cas échéant, un emploi stable».

La situation s’inverse en revanche pour les plus de 35 ans, tous sous-représentés dans les recrutements. En lien direct avec «une moindre mobilité professionnelle», mais aussi «une dynamique de l’emploi [qui] devient moins favorable, notamment à partir de 55 ans». En clair, les difficultés pour les salariés seniors à retrouver un emploi une fois l’âge de 55 ans franchi. Au cours des 12 mois étudiés, 5.320 recrutements ont été enregistrés dans cette catégorie, contre 10.140 fins de contrat.