Service de transport

135 licences de taxi cherchent toujours preneurs

17 Mai 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Sur les 550 licences disponibles actuellement sur l’ensemble du pays, seules 415 sont attribuées. Les candidats ont jusqu’au 15 juin pour transmettre leur dossier.  (Photo: Paperjam/DR)

Deux mois et demi après la fin de la période transitoire mise en place suite à la réforme du secteur, la liste des autorisations officielles vacantes a été publiée en début de semaine. Plus d’une centaine sur les 550 auparavant délivrées par les communes restent à attribuer.

Le grand ménage souhaité par les autorités dans le milieu des taxis semble porter ses fruits. Deux mois et demi après l’application entière de la nouvelle loi encadrant le secteur, le ministère du Développement durable et des Infrastructures (MDDI) a réalisé un premier bilan des mesures entrées en vigueur le 1er septembre dernier. Purement technique et publié lundi au Mémorial B, ce dernier a consisté à dresser la liste des licences disponibles sur l’ensemble du territoire. Sur les 550 actuelles, accordées auparavant par les communes et désormais gérées par le MDDI, 135 n’ont pas trouvé preneur. Ou, du moins, ne sont plus attribuées.

«Ce que nous constatons, c’est que beaucoup d’exploitants n’ont pas fait l’échange entre l’ancien et le nouveau système», note Jean-Paul Maas du service Taxis, au sein du MDDI. Autrement dit, tous les acteurs qui avaient bénéficié d’une autorisation accordée par une commune, soit ne répondent désormais plus aux critères définis par la loi, soit ont souhaité concentrer leur activité. Car sans surprise, les demandes effectuées depuis le 1er septembre se concentrent sur la capitale et sa proche banlieue. Dotée d’une capacité de 290 licences maximum, la zone 1 ne possède encore que 25 disponibles, contre 65 pour la zone 2 (cantons de Capellen et d’Esch-sur-Alzette, qui doivent en avoir 140 au maximum), selon le recensement effectué.

825 licences maximales d’ici 2025

Bien que qualifiées d’«ordinaires», les autorisations qui cherchent preneur peuvent aussi bien convenir aux véhicules thermiques traditionnels qu’aux voitures «zéro émission». Une catégorie particulièrement recherchée par les exploitants de sociétés de taxis, puisque représentant deux tiers des demandes enregistrées lors de la mise en place du nouveau dispositif. «Environ 70 demandes pour ce type de véhicules ont été enregistrées sur notre plateforme dans les minutes qui ont suivi sa mise en œuvre, sur un total de 110», précise Jean-Paul Maas. Un attrait qui vient donc mettre un point final aux doutes émis à de nombreuses reprises par les professionnels du secteur qui s’interrogeaient notamment sur l’absence d’infrastructures suffisantes pour la recharge des véhicules ou le flou autour de la compatibilité des différentes normes en vigueur. 

L’attribution des 135 licences vacantes se fera au 25 septembre «par lettre recommandée avec accusé de réception», selon le document publié au Mémorial B. Les demandeurs qui recevront une réponse négative se verront, eux, maintenus sur une liste d’attente. Entrée pleinement en vigueur le 1er mars, avec pour objectif de faire baisser les prix, la loi devrait faire l’objet d’un bilan global au cours des prochains mois, a priori début septembre, soit une année après l’entrée en vigueur officielle du texte. Selon les estimations du ministère, le nombre de licences doit augmenter dans les années à venir pour atteindre un maximum de 825 d’ici 2025, en fonction des prévisions démographiques actuelles qui tablent sur un Luxembourg «entre 750.000 et 800.000 habitants» à cet horizon.