En croissance

1.000 entreprises qui tirent l’Europe

11 Avril 2018 Par Jonas Mercier
FT Financial Times 1000
«Le secteur des technologies est le plus représenté, puisque 155 sociétés spécialisées dans ce domaine figurent dans cette liste», précise le Financial Times. (Photo: Maison Moderne)

Le Financial Times a publié mercredi la 2e édition de son FT 1000, qui regroupe les 1.000 entreprises européennes ayant enregistré la plus forte croissance entre 2013 et 2016. Aucune ne provient du Grand-Duché, mais cela ne veut pas dire que le Luxembourg ne dispose pas de championnes en la matière.

Il s’agit d’une carte postale du dynamisme économique de l’Europe, qui connaît «une reprise soutenue et équitablement répartie», selon le Financial Times. Mais au lieu de comparer des taux de croissance de PIB, le quotidien britannique s’est intéressé aux résultats financiers des entreprises.

En collaboration avec le cabinet Statista, il a publié une liste de 1.000 entreprises européennes ayant connu les plus fortes hausses de leur chiffre d’affaires entre 2013 et 2016. Signe de cette renaissance économique, le taux de croissance le plus faible enregistré cette année est de 34,6%, contre 16,1% l’année dernière, quand le même classement avait été effectué pour la période de 2012 à 2015.

«Le secteur des technologies est le plus représenté, puisque 155 sociétés spécialisées dans ce domaine figurent dans cette liste», précise le journal. Les villes qui accueillent le plus grand nombre de ces championnes de la croissance sont Londres (74), Paris (62) et Milan (25).

Une réponse volontaire

Le Financial Times a inclus 31 pays dans son étude – les 28 de l’Union européenne plus Monaco, la Norvège, et la Suisse. Six conditions étaient nécessaires pour qu’une entreprise puisse être prise en compte: son chiffre d’affaires devait être d’au moins 100.000 euros en 2013 et d’au moins 1,5 million en 2016, alors que sa croissance durant cette période devait avant tout avoir été organique.

Elle devait par ailleurs ne pas appartenir à un grand groupe, avoir son siège dans l’un des 31 pays répertoriés et, enfin, si elle était listée en bourse, le prix de ses actions ne devait pas avoir chuté de plus de 25% depuis 2016.

Le classement ne prétend pas être complet.

Le Financial Times

Des «dizaines de milliers» de sociétés à travers le continent ont été démarchées pour participer à ce classement, explique le Financial Times, qui précise que les données envoyées devaient être validées par le directeur financier et le CEO de l’entreprise.

Si le Grand-Duché faisait partie des pays visés par cette étude, aucune de ses sociétés n’apparaît. Cela ne signifie pas pour autant que le Luxembourg ne compte aucune pépite. «Bien que la recherche ait été très étendue, le classement ne prétend pas être complet, car certaines entreprises n’ont pas voulu rendre leurs chiffres publics ou n’ont pas participé pour d’autres raisons», précise le Financial Times.