Le vin comme événement rassembleur

18 Avril 2014 Par France Clarinval
C'est d'abord la passion des vins qu'exprime Gildas Royer à travers ses soirées de dégustation. (Photo: Julien Becker / archives )

Depuis plusieurs années, Gildas Royer propose des soirées de dégustation de vin qui tiennent plus du spectacle que du cours magistral. Prochain rendez-vous autour des Riesling et des sushis.

Il est installé dans une ancienne bijouterie et présente ses vins dans un «boutique» et non pas dans une cave. Gildas Royer n’est pas un caviste comme les autres. Il n’aime d’ailleurs pas le terme et définit son In Vino Gildas comme une vinothèque, un laboratoire, un atelier ou une école de vins. On ne trouve pas chez lui les grandes marques de bordeaux ou les bourgognes de prestige mais uniquement des «vins identitaires, des vins d’auteurs», comme il se plait à les décrire.
Ce sont ces vins-là qu’il se plaît à mettre en avant lors des soirées dégustation qu’il propose aux particuliers (une dizaine de fois par ans) ou aux entreprises (à la demande, quelque 80 événements l’année dernière). «Les repas de 4h à table entre ses clients et son patron, les gens n’aiment plus beaucoup cela. Les fêtes où il faut rincer 200 personnes, coûtent cher… Les soirées de dégustation sont un bon compromis», raconte-t-il.
Rassemblant de 10 à 40 personnes, en français ou en anglais, ces soirées s’organisent généralement de 19 h à 21h – «pour être à temps à la maison pour voir ses enfants» - et se focalisent sur un thème original: les vins de montagne, les vins de schistes, les vins d’auteurs… Persuadé que «le vin se fait dans la vigne plus que dans la cave», il valorise ainsi producteurs plus que les propriétaires.
Autour de la longue table, le public se rassemble, non pas pour écouter un maître débiter son savoir, mais pour participer à un sorte de show. «Je suis plus un entertaineur qu’un professeur.» Ponctuant ses présentations d’anecdotes, d’images, de ressenti et de souvenirs, Gildas Royer sait captiver et amuser son auditoire. Il choisit cinq vins, les accompagne de bons mets en accords, «qui ne dominent pas le vin».
Pour cet entrepreneur passionnés, ces soirées sont un bon moyen de faire connaître ses vins et de transmettre des émotions. «Bien sûr, je donne une liste de prix et les vins présentés sont en vente, mais les soirées sont payantes, ce qui me permet de ne pas mettre la pression pour que le public achète des vins.»

Prochains rendez-vous
Le 23 avril: Riesling et sushi (sold out)
Le 15 mai: Bourgogne blanc et saumon fumé

www.invinogildas.lu