SES: en progression régulière au troisième trimestre

27 Octobre 2010
 (Photo: Luc Deflorenne/archives)

SES S.A., opérateur mondial de satellites (Euronext Paris et Bourse de Luxembourg : SESG), publie ses résultats financiers au titre des neuf premiers mois clos le 30 septembre 2010.

FAITS MARQUANTS

Note : Les résultats de ND SatCom, division de SES ASTRA, sont traités comme une activité abandonnée, conformément à la norme IFRS 5, suite à l’annonce de la société de son intention de céder la participation de contrôle détenue dans ND SatCom. Les données de l’exercice antérieur ont été retraitées en conséquence.

• Le chiffre d’affaires publié pour les neuf premiers mois de l’année est en hausse de 6,8% à 1 287,2 millions d’euros (2009 : 1 205,1 millions d’euros)
• Le chiffre d’affaires récurrent1 progresse de 4,7% à 1 277 millions d’euros par rapport à la même période de l’exercice précédent
• L’EBITDA publié augmente de 6,3% à 961,5 millions d’euros (2009 : 904,8 millions d’euros), générant une marge d’EBITDA de 74,7%
• La marge d’EBITDA atteint 83,4% dans les activités d’infrastructure, la plus forte du secteur
• EBITDA récurrent de 973 millions d’euros, en hausse de 4,4% par rapport à la même période de l’exercice précédent
• Le résultat opérationnel augmente de 7,9% à 591,6 millions d’euros (2009 : 548,3 millions d’euros)
• Le résultat net du groupe est de 332,7 millions d’euros (2009 : 364,3 millions d’euros)

Romain Bausch, President et CEO de SES, commente ainsi ces résultats : "SES poursuit sa progression, porté par le lancement de capacités supplémentaires à bord des satellites NSS-12 et ASTRA 3B, qui couvrent les marchés de l’Océan Indien et du Moyen-Orient. Le satellite SES-7 (ex ProtoStar-2) a été pleinement intégré dans notre flotte et nous avons commencé à commercialiser ses capacités en bande Ku sur le marché asiatique. De plus, la télévision haute définition demeure un important moteur de croissance ; à la fin du trimestre, les satellites SES diffusaient 291 chaînes en HD. Par ailleurs, l’intérêt pour la télévision en relief continue à augmenter. Après la clôture du trimestre, et suivant la décision de considérer ND SatCom comme activité abandonnée, SES a convenu de céder une participation de 75,1% dans ND SatCom à Astrium Services.”

Synthèse des résultats financiers au troisième trimestre 2010

Le chiffre d’affaires publié au titre du troisième trimestre, de 442,3 millions d’euros, a augmenté de 11,4% par rapport à la même période de l’exercice précédent, alors que l’EBITDA publié a progressé de 12,4% à 328,8 millions d’euros. La marge EBITDA du groupe au cours du trimestre s’élevait à 74,3%, et la marge EBITDA générée par les activités d’infrastructure à 82,9%. Le résultat opérationnel a progressé de 14,9% à 205,3 millions d’euros. Sur une base récurrente, la croissance du chiffre d’affaires était de 4,7% à 437 millions d’euros, et celle de l’EBITDA de 5,8% à 332 millions d’euros.

Les charges non-opérationnelles – charges financières et impôts – ont augmenté de 8,9% par rapport au trimestre correspondant de 2009, la baisse de la charge d’impôt compensant largement une augmentation modérée des charges d’intérêts sousjacentes et l’impact de gains de change exceptionnels enregistrés l’année dernière.

Le niveau relativement faible de la charge d’impôt au titre du troisième trimestre reflète les crédits d’impôt généré par les investissements en immobilisations.

Le résultat net du groupe, avec 141,3 millions d’euros, dépassait de 19,3% celui de la même période de l’exercice précédent, reflétant l’impact positif de la croissance du résultat opérationnel.

Synthèse des résultats financiers depuis le début de l’année 2010

La croissance du chiffre d’affaires et de l’EBITDA récurrents est conforme aux prévisions pour l’exercice. Le chiffre d’affaires publié a progressé de 6,8% à 1 287,2 millions d’euros, contre 4,7% à 1 277 millions d’euros en termes récurrents. L’EBITDA a augmenté de 6,3% à 961,5 millions d’euros, contre 4,4% à 973 millions d’euros en termes récurrents.

Le résultat opérationnel tel que rapporté a augmenté à un rythme comparable au chiffre d’affaires et à l’EBITDA en hausse de 7,9% à 591,6 millions d’euros. Le résultat net part du groupe a reculé de 8,7% à 332,7 millions d’euros, sous l’effet de la hausse des charges financières nettes au cours de la période ainsi que de la charge découlant des activités abandonnées (ND SatCom).

La dette nette à la clôture du trimestre s’établit à 3 895 millions d’euros, soit un ratio d’endettement net sur EBITDA de 3,14 fois.

Durant le mois de septembre, SES a amendé sa facilité de crédit renouvable de 1,2 milliard d’euros, en étendant la maturité de cet instrument à avril 2015, sous des conditions ameliorées de manière significative.

Synthèse des activités opérationnelles

Les activités d’infrastructure se sont bien développées au cours du trimestre, grâce à la montée en puissance du trafic sur le satellite NSS-12, et grâce au faisceau d’ASTRA 3B pointé vers le Moyen Orient, désormais entièrement sous contrat. Au cours du trimestre, SES a commercialisé neuf répéteurs supplémentaires sur l’ensemble de la flotte, portant ainsi le taux d’utilisation des répéteurs du groupe à 78,7% (977 répéteurs utilisés sur les 1 241 répéteurs disponibles pour la comercialisation).

SES et International Launch Services ont convenu de l’extension de l’accord de lancements multiples jusqu’à la fin de 2014 ; une mission de lancement suppplémentaire a été convenue, de sorte que six des 12 lancements de satellites actuellement planifiés sont couverts. Tous les satellites en cours de construction sont désormais assurés de disposer de lanceurs.

La télévision haute définition reste un solide moteur de croissance. A la clôture du trimestre, les satellites SES diffusaient 291 chaînes HD (abstraction faite de celles diffusées par DISH Network Corporation), contre 234 au 30 juin.

A cours du trimestre, il n’y a pas eu de réduction des capacités commercialement disponibles, liée aux anomalies des circuits des panneaux solaires qu’ont connues certains satellites Lockheed Martin au sein de la flotte SES WORLD SKIES.

SES ASTRA

L’évolution de l’activité de SES ASTRA au cours du trimestre a été marquée par plusieurs éléments : le faisceau du satellite ASTRA 3B pointé sur le Moyen-Orient a été entièrement mis sous contrat, et 11 des 12 répéteurs ont généré des recettes durant le trimestre ; Sogecable a procédé au lancement de nouveaux services sur deux répéteurs supplémentaires, enrichissant son offre de télévision haute définition destinée au marché espagnol, à la position orbitale de 19,2° Est ; et les applications ASTRA2Connect ont connu une accélération avec la signature de contrats portant sur le développement de la connectivité Internet par satellite en Albanie, en Biélorussie, en Hongrie, en Moldavie, en Ukraine et au Moyen-Orient.

Devant l’intérêt grandissant pour l’offre de programmes de télévision en relief, SES ASTRA a lancé une initiative visant à soutenir l’introduction de la TV en 3D en Europe. Dans le cadre de cette initiative, des télédiffuseurs et fabricants de décodeurs sont parvenus à une définition commune des spécifications techniques minimales pour l’introduction de la télévision en relief.

Les capacités de transmission analogiques en Allemagne ont été ramenées à 35 (contre 38 répéteurs à la fin de 2009), “Das Vierte” étant la dernière chaîne en date à mettre fin aux transmissions analogiques. Les satellites SES ASTRA diffusent désormais 163 chaînes en HD, contre 135 au 30 juin. La croissance est plus rapide que prévu et le système ASTRA s’attend désormais à diffuser au moins 200 chaînes HD d’ici à la fin de 2011.

SES ASTRA et Astrium, filiale à 100% d’EADS, ont annoncé que Astrium acquérira une participation de 75,1% dans le producteur de systèmes de réception par satellite et l’intégrateur de systèmes ND SatCom. Cette transaction est sujette à certaines conditions, particulièrement à l’accord des autorités de régulation. SES conservera une part minoritaire de 24,9%. Capitalisant sur des relations de long terme, les deux parties continueront à explorer des opportunités commerciales dans le secteur des administrations et institutionnel ainsi que dans des projets d’infrastructure de satellites spécifiques.

Suite au lancement de SES-1 sur la position orbitale 101° Ouest, AMC-4 a été déplacé à 67° Ouest pour mettre en service commercial le spectre de fréquences des pays de la Communauté andine. AMC-5 opère à présent en orbite inclinée à 79° Ouest. Les 24 répéteurs d’AMC-5 ne sont plus comptés parmi les répéteurs disponibles.

Suite à la modification des règles sur l’actionnariat étranger dans les entreprises canadiennes, la participation de SES dans Ciel Satellite n’est plus comptabilisée par intégration proportionnelle à 70%, mais par intégration globale depuis le 29 septembre 2010. En conséquence, a partir du quatrième trimestre 2010, le chiffre d’affaires pris en considération sera celui généré par la totalité de la charge utile de 32 répéteurs, contre 22 auparavant.

Sur le satellite NSS-12, des capacités contractées par les clients ont été mises en service au cours de la période, et la capacité du satellite est à présent presque entièrement utilisée.

SES-7 (ex-ProtoStar 2) a été pleinement intégré dans la flotte SES ; le satellite est désormais copositionné avec NSS-11 et prêt à desservir les marchés indien, indonésien, philippin et taïwanais.

Perspectives financières et prévisions du groupe

SES réitère ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires récurrent dans une fourchette cible de 4% à 5% pour 2010, avec une augmentation de l’EBITDA récurrent conforme à la progression du chiffre d’affaires récurrent. Les activités d’infrastructure devraient conserver une marge d’EBITDA récurrente supérieure à 82%. La marge d’EBITDA récurrente des activités de services devrait s’établir entre 11% et 15%.

Entre 2010 et 2012, SES continue de tabler sur un taux moyen de variation annuelle de son chiffre d’affaires récurrent de 5%. Ce taux de croissance tient compte de l’impact négatif de l’arrêt des transmissions analogiques pour la réception directe en Allemagne, qui devrait intervenir pour l’essentiel avant le milieu de l’année 2012. La croissance du chiffre d’affaires devrait se répercuter au niveau de l’EBITDA récurrent.