Communiqué de presse

L’évolution des indicateurs d’activité économique réelle et de confiance

11 Avril 2017
Banque de Luxembourg Investments
Guy Wagner (Banque de Luxembourg Investments). (Photo: Banque de Luxembourg Investments)

L’économie mondiale continue d’afficher une croissance stable et modérée. Néanmoins, les indicateurs d’activité économique réelle n’enregistrent pas la même évolution favorable que les indicateurs de confiance, ce qui ouvre la porte à des déceptions éventuelles pour les mois à venir. Ceci affirment Guy Wagner, chief investment officer de la BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les «Highlights».

L’économie mondiale continue d’afficher une croissance stable et modérée. Néanmoins, les indicateurs d’activité économique réelle n’enregistrent pas la même évolution favorable que les indicateurs de confiance. «Ceci ouvre la porte à des déceptions éventuelles pour les mois à venir», affirme Guy Wagner, chief investment officer et administrateur directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. «La pression sur les salaires réels en raison de l’augmentation des prix pétroliers pourrait notamment empêcher la consommation des ménages à accélérer.» Au niveau régional, les indices des directeurs d’achats demeurent particulièrement bien orientés en Europe, ayant accéléré considérablement au cours des deux derniers mois. Aux États-Unis, au Japon et en Chine, ils se maintiennent à des niveaux robustes.

Augmentation de l’inflation aux États-Unis et baisse dans la zone euro

En février, l’inflation aux États-Unis a augmenté de 2,5% à 2,7%. Le déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, qui constitue l’indicateur préféré de la Réserve fédérale, est resté inchangé. Dans la zone euro, le taux d’inflation a baissé de 2% à 1,5% en mars, en raison d’une atténuation de la hausse des prix pétroliers sur un an. Guy Wagner: «La variation de plus en plus faible des prix pétroliers en glissement annuel conduira à une réduction des pressions inflationnistes dans les mois à venir.»

La Banque centrale européenne ne change pas sa politique des taux directeurs

Conformément aux attentes, le comité monétaire de la Réserve fédérale américaine a augmenté son principal taux directeur de 0,25% pour le ramener à 1%. Il s’agit de la première hausse du taux des fonds fédéraux depuis le début de l’année après celle du mois de décembre 2016. Les autorités monétaires continuent de projeter deux nouvelles hausses des taux dans le courant de cette année. En Europe, la Banque centrale n’a pas encore suggéré un changement de politique monétaire malgré le caractère étonnamment robuste de l’activité conjoncturelle. En Chine, les autorités publiques resserrent doucement les conditions monétaires afin de ralentir quelque peu la progression des crédits.

Donald Trump, va-t-il faire passer sa réforme fiscale au Congrès?

En mars, les rendements obligataires ne se sont pas considérablement modifiés. Suite à l’échec de Donald Trump de réformer l’Obamacare, les investisseurs commencent à s’interroger sur sa capacité de faire passer sa réforme fiscale au Congrès, faute de quoi les rendements obligataires pourraient rebaisser en cours d’année. Dans la zone euro, le rendement de l’emprunt à 10 ans a augmenté en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne. «L’issue incertaine de l’élection présidentielle en France au mois de mai est le principal risque pour un éventuel écartement des rendements entre les emprunts d’État des pays européens du Nord et ceux du Sud dans les semaines à venir», pense l’économiste luxembourgeois.

La période de mai à octobre pourrait devenir une fois de plus nettement plus volatile et moins performante sur les marchés boursiers. 
En mars, les marchés boursiers sont restés robustes, même si les gains enregistrés ont été inférieurs à ceux du mois de février. Ainsi le S&P 500 aux États-Unis a été inchangé et le Topix au Japon a reculé un peu alors que le Stoxx 600 en Europe et l’indice MSCI Emerging Markets ont monté. «Compte tenu de la forte progression des marchés boursiers depuis novembre 2016, des incertitudes politiques en Europe et aux États-Unis et du recul des mesures de stimulation en Chine, la période de mai à octobre, qui génère traditionnellement des rendements largement inférieurs à la période de novembre à avril, pourrait devenir une fois de plus nettement plus volatile et moins performante», conclut Guy Wagner.