Les priorités de la Fedil pour la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’UE

24 Juillet 2015
Robert Dennewald
Robert Dennewald (Photo: Blitz / archives)

En date du 23 juillet 2015, la Fedil - Business Federation Luxembourg a présenté ses priorités pour la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne. Par le biais d’une publication intitulée «Des entreprises compétitives pour une Europe qui réussit», la Fedil met en avant six domaines dans lesquels une action européenne est importante afin d’améliorer ou de redresser la compétitivité des entreprises européennes, en général, et luxembourgeoises, en particulier.

«En tant que membre fondateur de BusinessEurope et détenteur d’une présence permanente à Bruxelles depuis 11 ans, notre engagement européen est exemplaire. C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en avant nos revendications politiques. Nous nous portons forts pour une action européenne qui établit un cadre dans lequel nos entreprises peuvent se développer», souligne Robert Dennewald, président de la Fedil.

Ainsi, les six priorités de la Fedil sont:

  • La politique industrielle;
  • La politique en matière de l’énergie et du climat;
  • L’innovation et la recherche;
  • Le marché intérieur;
  • Le numérique;
  • Le commerce international.

«La politique européenne a besoin d’une meilleure gouvernance afin de développer des propositions qui renforcent la compétitivité des entreprises au niveau européen. Pour atteindre cet objectif, le rôle du Conseil «Compétitivité» dans le processus décisionnel au Conseil doit être renforcé. Nous comptons sur la présidence luxembourgeoise pour insuffler une nouvelle dynamique dans les débats au Conseil afin de mettre en avant les intérêts des entreprises», estime Henri Wagener, en charge du bureau de la Fedil à Bruxelles.

«Le marché intérieur et l’agenda numérique relèvent d’une importance stratégique pour le Luxembourg. La présidence aura l’occasion d’aborder l’agenda numérique proposé par la Commission européenne afin de dégager les bonnes priorités dans l’intérêt d’une économie numérique horizontale», poursuit-il.

La Commission européenne vient de proposer une réforme du système de négoce des quotas d’émissions de CO2 (ETS) qui pénalise les entreprises européennes dans la concurrence internationale et augmente le risque de délocalisations. C’est pourquoi la Fedil lance un appel au Parlement européen et au gouvernement luxembourgeois, qui occupe la présidence du Conseil de l’UE, afin de redresser un texte qui va manifestement dans la mauvaise direction.

«Nous ne mettons pas en cause l’objectif global des réductions d’émissions de CO2 que l’UE s’est fixé pour l’horizon 2030. Nous sommes d’avis que, dans le cadre de la réalisation de cet objectif, il existe suffisamment de marge pour venir à l’encontre des besoins de l’industrie européenne. Or, cette proposition pose un risque existentiel pour l’industrie luxembourgeoise et nous sommes très loin d’une politique industrielle européenne intégrée, pourtant mise en avant par les décideurs européens», s’insurge Robert Dennewald, président de la Fedil.