Communiqué de presse

Les ETFs plus populaires dans l’industrie des fonds

15 Janvier 2018
EY Luxembourg
 (Photo: EY Luxembourg)

En résumé:

  • Le marché des Exchange-Traded Fund (ETF) est en bonne voie pour atteindre les 7.600 milliards de dollars d’ici fin 2020.
  • 15% à 25% des flux entrants d’ETFs au cours des trois prochaines années devraient provenir de nouveaux investisseurs
  • L’innovation doit nécessairement être au service des préférences des investisseurs pour assurer une croissance viable de l’industrie

Deux tiers (67%) des sondés dans le cadre du rapport publié par EY et intitulé Global ETF Research 2017: reshaping around the investor estiment que la plupart des gestionnaires disposeront d’une offre en ETFs au cours des cinq prochaines années. Les nouveaux arrivants vont arriver sur un marché qui devrait atteindre les 7.600 milliards de dollars US mondialement d’ici fin 2020.

Rédigé sur base d’entretiens conduits dans l’industrie des ETFs avec les teneurs de marché, les prestataires de services et les promoteurs qui assurent 90% de la gestion collective d’ETFs à l’échelle mondiale, le rapport suggère que les fournisseurs d’ETFs seront confrontés à de nouveaux défis à l’heure où l’industrie connaît une croissance significative et gagne en influence.

Bernard Lhoest, Associé chez EY Luxembourg commente: «Les ETFs ne peuvent plus se contenter d’être moins chers ou plus liquides que les fonds gérés de manière active. L’industrie se devra d’innover autour des investisseurs, d’affiner les parcours pour les investisseurs et de réduire les coûts pour les investisseurs pour rester compétitifs».

Comment les investisseurs utilisent-ils les ETFs

Le marché des ETFs sera modifié autant par les investisseurs actuels que par les investisseurs futurs. Selon l’étude, au cours des trois prochaines années, 15% à 25% des flux entrants d’ETFs proviendront de nouveaux investisseurs, c.-à-d. un flux entrant de 250 milliards de dollars US. Les investisseurs se tournent tout particulièrement vers les ETFs pour certaines expositions auxquelles ils ne peuvent avoir accès ailleurs et se familiarisent ensuite avec leur utilisation de sorte qu’ils deviennent les éléments de base de la constitution d’un portefeuille.

Selon 97% des sondés, les investisseurs institutionnels vont continuer à dominer les investissements en ETFs au cours des trois prochaines années. Le rapport souligne que les gestionnaires de patrimoine, les banques privées et les fonds d’investissement sont autant de pistes de croissance prometteuses. Le rapport table également sur l’utilisation des ETFs par les fonds de pension pour la gestion des liquidités alors que les gestionnaires de patrimoine devraient se tourner vers des expositions spécifiques par l’intermédiaire de portefeuilles types. Certains hedge funds vont utiliser des ETFs à effet de levier et à rendement inverse pour tenir des positions prometteuses courtes ou longues.

Pierre Kempeneer, Senior Manager chez EY Luxembourg, commente: «L’industrie des ETFs doit faire davantage pour aider à affiner les parcours pour les investisseurs pour les institutions en comprenant et en anticipant les besoins à long terme des différents groupes d’investisseurs, en répondant à leurs préoccupations et en développant l’expertise requise pour relever leurs défis spécifiques».

Innover dans un marché complexe

Selon l’étude, 2,9% des flux entrants sont alloués vers des fonds avec des actifs sous gestion inférieurs à 100 millions de dollars US. Cinquante-cinq pourcent des sondés ont indiqué ne pas croire à l’amélioration du taux de réussite des nouveaux lancements dans le futur. Selon le rapport, les fournisseurs d’ETFs devront anticiper les besoins des investisseurs, inclure les tendances macroéconomiques dans les domaines réglementaire et technologique, et s’attacher à former les investisseurs. Le développement de produits peut prendre diverses formes, notamment des ETFs aux thématiques nouvelles, un meilleur accès au crédit et à l’investissement dans les fonds alternatifs.

Les offres en ETFs vont aider les nouveaux arrivants à se défendre de la diminution des flux d’investissements dans leur fonds. Pour beaucoup d’entre eux, les ETFs vont devenir une partie seulement de leur gamme de produits et ils vont également se tourner vers des domaines émergeants tels que les revenus fixes ou les smart beta.

Baisse des frais et compétition nouvelle

Selon l’étude, les frais des ETFs vont continuer à baisser alors qu’ils atteignaient en moyenne 27 points de base l’an dernier. Alors que le rapport estime que les ETFs «à frais zéro» ne deviendront pas la norme, 71% des personnes interrogées tablent sur la baisse continue des frais à l’heure où devenir un fournisseur à bas coût devient une condition sine qua non à leur survie. À l’échelle mondiale, les actifs des fonds «passifs» vont excéder les actifs des fonds «actifs» au cours des dix prochaines années. Les ETFs vont bénéficier de manière disproportionnée de ce changement de tendance en raison de leurs frais modiques et de leur liquidité intrajournalière dans des marchés volatiles.

Au-delà des grandes tendances en matière d’honoraires, les sociétés mettent à l’épreuve leurs futurs modèles opérationnels en s’efforçant de réduire tous les frais relatifs à la propriété. Quarante-trois pourcent des sondés estiment insuffisante la compétition entre les fournisseurs d’indices et tablent sur l’arrivée de davantage d’acteurs dans cette sphère, incluant plus de «self-indexing». La participation à des programmes de prêt de titres, l’utilisation de la distribution numérique et le principe de meilleure exécution sont autant de moyens d’abaisser les coûts pour les investisseurs.

Guider les investisseurs à travers les règlementations

Soixante-six pourcent des sondés dans le cadre de ce rapport s’attendent à ce que les règlementations changent le mode de distribution des ETFs. Dans l’ensemble, les ETFs devraient bénéficier des changements règlementaires, tels que le Department of Labor Fiduciary Rule et le règlement MiFID II, ces changements devant apporter plus de transparence. Alors que le paysage réglementaire poursuit son élargissement, les risques systémiques et l’imposition de l’industrie feront l’objet d’un suivi accru.

Pierre Kempeneer conclut: «L’industrie doit répondre aux menaces de marché et aux menaces réglementaires en développant de nouveaux produits et en modifiant les produits existants. Allier connaissances locales et perspectives mondiales peut aider les investisseurs à comprendre l’environnement général des entreprises et quelles sont ses incidences sur les parcours des investisseurs».

L’étude complète est disponible en suivant ce lien: ey.com/etf2017