Communiqué de presse

La croissance économique et l’optimisme général

07 Juillet 2017
Guy Wagner (BLI - Banque de Luxembourg Investments)
Guy Wagner (BLI - Banque de Luxembourg Investments). (Photo: Banque de Luxembourg Investments)

L’optimisme exprimé par les autorités politiques et monétaires quant à la force de la croissance économique mondiale ne se reflète pas dans les statistiques économiques réelles. Ainsi qu’indiquent Guy Wagner, chief investment officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les «Highlights».

L’optimisme exprimé par les autorités politiques et monétaires quant à la force de la croissance économique mondiale ne se reflète pas dans les statistiques économiques réelles. «Aux États-Unis, la plupart des indicateurs économiques demeurent inférieurs aux attentes, ce qui ne plaide pas pour une amélioration notable de l’activité au deuxième trimestre. L’Europe reste actuellement la région la plus robuste, sans pour autant afficher des signes d’accélération», affirme Guy Wagner, chief investment officer et administrateur-directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. En Chine, les autorités publiques semblent être à même d’éviter un affaiblissement conjoncturel généralisé malgré un ralentissement engendré dans le secteur immobilier. Au Japon, la progression des salaires demeure faible malgré un taux de chômage au plus bas depuis 23 ans.

Une correction boursière aux États-Unis en été serait logique, mais est loin d’être certaine

Au cours de la deuxième moitié du mois de juin, les marchés boursiers ont légèrement corrigé aux États-Unis, en Europe, au Japon et aux pays émergents. La légère faiblesse boursière a été déclenchée par la remontée des taux longs suite aux remarques de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), qui a estimé que les forces actuelles qui pèsent sur l’inflation sont temporaires. Le secteur technologique a également quelque peu corrigé après un parcours particulièrement favorable au cours des derniers mois. «En raison de l’absence de mesures fiscales et d’amélioration conjoncturelle aux États-Unis, une correction boursière assortie d’une volatilité plus élevée au cours de l’été serait plus que logique, mais est loin d’être certaine compte tenu du manque d’alternatives aux placements en actions», pense l’économiste luxembourgeois.

Troisième augmentation des taux directeurs possible jusque fin de l’année

Conformément aux attentes, le comité monétaire de la Réserve fédérale a augmenté son principal taux directeur de 25 points de base pour la deuxième fois cette année. Malgré des perspectives inflationnistes favorables, les autorités monétaires semblent être enclines à augmenter les taux une troisième fois en septembre ou en décembre. De plus, la Réserve fédérale envisage d’amorcer en cours d’année une réduction très graduelle de la taille de son bilan. En Europe, la politique monétaire n’a pas été modifiée. À l’occasion du congrès annuel de la BCE, son président Mario Draghi a estimé que l’économie de la zone euro est en train de retrouver une dynamique de reflation.

Les marchés obligataires de la zone euro demeurent peu attrayants

Les propos de Draghi ont amené les investisseurs à délaisser les marchés obligataires. Son commentaire a été interprété comme un signal d’une réduction prochaine du programme de rachat d’obligations d’État par la Banque centrale européenne et d’une éventuelle remise en question de la politique de taux zéro. Ainsi, le rendement de l’emprunt à 10 ans a augmenté en Allemagne et en France, mais il a baissé en Italie et en Espagne. «Vu la faiblesse des rendements, les marchés obligataires de la zone euro demeurent peu attrayants», conclut Guy Wagner.