Communiqué de presse

La capitalisation boursière des leaders des nouvelles technologies

11 Août 2017
Banque de Luxembourg Investments
Guy Wagner, chief investment officer de BLI. (Photo: Banque de Luxembourg Investments)

Les grands gagnants boursiers demeurent les leaders des nouvelles technologies qui sont les locomotives de la plupart des grands indices boursiers depuis le début de l’année. Ainsi l’indiquent Guy Wagner, chief investment officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les ‘Highlights’.

Au mois de juillet, un investisseur européen n’a pas pu profiter de la poursuite du comportement favorable de la plupart des indices boursiers en raison de la force de l’euro. Ainsi, sur l’ensemble du mois, le S&P 500 aux États-Unis, le Topix au Japon et l’indice MSCI Emerging Markets ont légèrement progressé. Le Stoxx 600 en Europe a par contre reculé. Exprimé en euro, l’indice MSCI World a été en légère baisse. «Au niveau sectoriel, les secteurs des matières premières et de la finance se sont particulièrement bien comportés alors que les valeurs défensives de la santé et de l’alimentation ont sous-performé», affirme Guy Wagner, chief investment officer et administrateur- directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. «Les grands gagnants boursiers demeurent les leaders des nouvelles technologies qui sont les locomotives de la plupart des grands indices boursiers depuis le début de l’année.»

Les récentes statistiques économiques ne confirment pas l’optimisme exprimé par les autorités publiques

Les récentes statistiques économiques plaident pour la poursuite d’une croissance stable et modérée de l’économie mondiale. «Elles ne confirment ni l’optimisme exprimé par les autorités politiques et monétaires quant à la force de la croissance actuelle, ni ne pointent vers un ralentissement majeur de l’activité conjoncturelle.» Au niveau régional, la zone euro continue d’afficher des signes plus favorables que les États-Unis. Au Japon, la croissance reste faible mais positive. L’économie chinoise bénéficie de mesures ciblées des autorités publiques visant, d’une part, à empêcher une surchauffe dans des secteurs clés comme l’immobilier et, d’autre part, à soutenir l’activité afin d’éviter un ralentissement économique généralisé.

L’inflation devrait rester faible dans les mois à venir

En juin, l’inflation aux États-Unis a baissé. Hors énergie et alimentation, elle est restée inchangée. Dans la zone euro, l’inflation n’a pas bougé en juillet. «Étant donné que les prix pétroliers sont légèrement orientés à la baisse en glissement annuel, l’inflation devrait rester faible dans les mois à venir», pense l’économiste luxembourgeois.

Les rendements obligataires devraient rester faibles

Les rendements obligataires sont restés quasiment inchangés en juillet. Seuls en Allemagne, ils ont un peu remonté, suite à l’optimisme croissant d’une amélioration de la situation économique et d’une réduction du risque politique dans la zone euro. En France, en Italie et en Espagne, le rendement de l’emprunt à 10 a reculé. Aux États-Unis, les rendements obligataires ont également peu bougé. «En raison de la faiblesse de l’inflation, les rendements obligataires devraient rester faibles.»

L’euro / dollar: une appréciation supplémentaire paraît peu probable

L’euro a continué à se renforcer au mois de juillet, sortant du corridor de fluctuation de 1,05 à 1,15 par rapport au dollar qui était en place depuis février 2015. À la fin du mois, le taux de change euro dollar s’établissait à 1,18, par rapport à 1,14 fin juin. «L’espoir d’une réduction progressive des mesures non conventionnelles de politique monétaire en Europe et le chaos politique aux États-Unis empêchant la mise en place des promesses électorales supportent actuellement la monnaie commune. Comme l’euro est fortement suracheté, une appréciation supplémentaire à partir des niveaux actuels paraît peu probable», conclut Guy Wagner.